Dans le cadre de notre partenariat avec le théâtre Anthéa, la classe de 1ère1 encadrée par leurs enseignantes, Madame Blanchot et Madame Quilichini, aura l’occasion de découvrir durant cette année scolaire, trois spectacles revisités abordant des thématiques littéraires. Se familiariser non seulement avec les oeuvres mais avec les lieux culturels, côtoyer des comédiens, des metteurs en scène, comprendre la fabrication d’une pièce, découvrir autrement les textes classiques, sont autant d’aspects positifs pour une année de première avant les épreuves de baccalauréat de français.
Parfaitement accueillis par l’équipe du théâtre Anthéa, nos élèves ont eu plaisir à découvrir la dernière création du Collectif 8, « L’Orestie » d’Eschyle revisitée par Gaële Boghossian et Paulo Correia.
Ecoutez le podcast de leurs échanges autour de la pièce (Meriem, Antoine et Baptiste).
Et découvrez leurs impressions écrites post spectacle :
C’est l’histoire d’une « famille enfermée dans un cycle de vengeance » (Noa).
« Les humains sont les poupées des dieux […]. Ce sont eux qui jettent les malheurs aux hommes et qui jugent » (Meryem).
« Cela montre la puissance qu’ont les dieux sur les mortels » (Mattéo).
« Pour Clytemnestre, ses enfants sont son unique raison de vivre en harmonie, et l’acte de sacrifier sa fille pour calmer la haine des dieux et mener une guerre victorieuse (est) la dernière goutte qui manquait pour provoquer (sa) haine » (Sultana).
« Elle demande pourquoi ce n’est pas la fille d’Hélène, traitresse à ses yeux, qui a été sacrifiée » (Alan).
« Elle veut, en tant que mère et ancienne épouse, venger ses enfants et son ancien mari. On pourrait considérer son acte comme un crime avec des circonstances atténuantes » (Wylan).
« Oreste ne considère pas Clytemnestre comme sa mère mais seulement comme la porteuse de la « graine » de son père, niant ainsi tout lien de sang avec cette dernière » (Wylan).
« Elle n’est pas essentielle, prenant l’exemple d’Athéna, déesse de la guerre, n’ayant qu’un géniteur » (Raphaël C.).
« Oreste prend le parti de son père dont on a l’impression qu’il ne connait que la grandeur et pas les erreurs » (Louis).
« Une des phrases qui m’a laissée sans voix est « Nous n’avons pas besoin de femme pour mettre au monde un homme ». On voit, rien qu’à cette phrase qu’il déteste sa mère, qui l’a mis au monde » » (Meryem).
Pourtant, sa mère « l’avait déposé dans une famille de paysans pour le mettre à l’abri de la guerre de Troie, au cas où Agamemnon et les autres perdaient la guerre » (Emilien).
« On reconnait à Clytemnestre les charges suivantes : le meurtre du Roi, la trahison envers le royaume car après, elle s’est remariée avec « l’ennemi » de son ancien mari » (Rayanne).
« Le procès se tient à Athènes où Oreste est devenu le lien entre la déesse Athéna et le peuple. Oreste aurait pu donc jouer de ce statut pour gagner le procès » (Johan).
« Les dieux légitiment le meurtre d’Oreste mais pas celui de Clytemnestre » (Léo).
« Le crime du fils est atténué par le fait qu’il ait vengé son père en tuant cette femme, ce qui est, d’après les dieux, justifié. C’est Athéna qui organise le procès et Oreste est protégé par Apollon » (Raphaël C.).
« La leçon à tirer de cette adaptation est que la femme dans notre société doit être traitée de la même façon qu’un homme » (Clark).
« Clytemnestre est une femme libre et sa position face à une société patriarcale vaut pour toutes les femmes, d’hier et d’aujourd’hui » (Yanis). « Cette inégalité flagrante face à la justice montre également les mentalités à l’époque grecque : une femme commettant un meurtre est perçue comme un monstre alors qu’un homme qui commet le même crime est un héros » (Wylan).
« le fils, après le meurtre qu’il fait subir à sa mère est montré comme héros, sauveur et commandant du peuple. Les dieux le bénissent » (Sultana).
« On a l’impression qu’il est forcé par Apollon-le destin ; ce qui rend la scène des plus touchantes lorsqu’il tue sa mère (elle accepte son sort) » (Rayanne).
« L’Orestie s’accompagne d’un questionnement politique quant aux changements de notre propre société » (Clément).
« Les effets spéciaux ont permis de donner un dynamisme à la pièce et de ne jamais avoir un décor fixe. Ils ont aussi permis de personnifier les dieux et la malédiction pour une meilleure compréhension des scènes » (Florian), comme « quand Athéna donne son verdict et que Clytemnestre reçoit comme des « impacts de balles » » (Gabriel).
« Les effets spéciaux amènent un côté très immersif et cette idée de voile à moitié transparent est très innovante » (Alban).
« Les rideaux s’abaissent pour passer à la séquence suivante, après la mort d’Agamemnon, […] une statue s’écroule, une statue d’homme, ce qui nous montre qu’en effet, c’est sa fin » (Yanis).
« Les ajouts video et numériques ont permis de faire parler les morts, de rendre vie aux spectres présents dans les rêves de Clytemnestre » (Johan).
« Cela ajoute de la légèreté pour les personnes n’aimant pas les pièces de théâtre classiques » (Ewan).
« Je n’aime pas trop le théâtre et j’avais des réticences, mais tous ces effets spéciaux m’ont fait revoir mon jugement hâtif. La qualité, les graphismes, l’exécution, tout était incroyable et m’a fait changer d’avis » (Alan) « Les acteurs échangeaient avec le public comme si nous allions participer au jugement des accusés. […] cette mise en scène m’a donné envie d’y retourner » (Noa).
« Le fait que le garde tienne un micro et s’adressait au public, comme s’il incarnait le peuple, cette interaction m’a beaucoup plu » (Baptiste P.)
« Les visuels avec les écrans et la vidéo-projection ont beaucoup plus marqué mon esprit, notamment quand Clytemnestre fait un cauchemar, on avait l’impression de le vivre » (Quentin).
« La voix off […] a permis de mieux comprendre les scènes et de mieux se mettre dans les pensées des personnages » (Baptiste P.).
« La voix d’Adèle Correia apportait plus de stress et de suspense » (Clark) ;
« de la peur avec les effets projetés, avec du sang et des squelettes » (Louis).
« Le personnage de Clytemnestre était joué comme la Harley Quinn de Margot Robbie » (Emilien). « La comédienne a très bien joué ce rôle, personnage plein de confiance et de charisme » (Johan).
« Une pièce unique et peu comparable à toutes les autres. Je la conseille !» (Florian) ; « une possibilité pour les spectateurs qui préfèrent les films ou séries de mieux s’identifier » (Alan). Une pièce faite aussi « pour réfléchir à nos moeurs ainsi qu’à la justice et aux inégalités dans le monde à travers toutes les époques » (Wylan). Une pièce tragique où « tout est imbriqué, tout est écrit depuis le début, (où) nos choix décident de notre avenir » (Alan).
Seule trilogie antique qui nous soit parvenue dans son intégralité, « l’Orestie » d’Eschyle, on le voit, aborde des thématiques qui restent d’actualité en 2023 ! Ce spectacle prenant, grâce à l’adaptation et la mise en scène de Gaële Boghossian et Paulo Corréia, permet la réflexion et les débats en classe : comment la démocratie est-elle perçue au XXIème siècle ? Et de nombreuses autres questions…
Pour en faire l’écho, notons cette citation de Laurent Terzieff en conclusion : « Faire du théâtre, c’est se mettre à l’écoute du monde, pour en être la caisse de résonance. »







Après un passage dans le showroom, une dégustation de café et une présentation des objectifs d’une entreprise, le fil conducteur de la visite reste le produit, nous commençons par le magasin de stockage des matières premières. La mise en forme des feuilles de tôle impressionne les élèves, de nombreuses questions fusent. Poinçonnage, emboutissage, pliage…, le châssis prend forme.
Nous sommes maintenant témoins de l’assemblage complet du châssis par rivetage, puis de la confection de la machine à café par l’ajout de nombreuses pièces du secteur hydraulique et électronique. Gage de qualité, les machines effectuent les tests de qualité et les derniers réglages avant de vêtir leur habillage final. Place au secteur de la livraison, emballage et protection pour ces petits bijoux de technologie qui sont prêtes à être livrées dans le monde entier.

Malgré le contexte compliqué, le concours d’écriture collaborative « Histoires communes » a bien pu avoir lieu et a remporté un grand succès !
La Semaine des Langues vivantes s’est déroulée cette année dans le contexte exceptionnel de la Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne, mettant ainsi en lumière l’enseignement des langues vivantes dans toutes leurs diversités, leurs richesses et leurs atouts autour de la thématique 2022 « Vivre l’Europe, s’ouvrir au monde ». Guidés tout au long du projet, par la documentaliste Christine Quilichini, les enseignantes Mmes Fucher et Chassain et par Mark l’assistant d’anglais, les élèves ont ainsi pu s’inscrire dans la dynamique d’un projet collectif. Ce dernier a permis de rendre plus concrète la pratique d’une langue vivante dans le cadre de leur scolarité au lycée Les Eucalyptus. Un excellent souvenir pour tout le groupe !

Raphael Potelouin est convié à Paris pour recevoir un prix. Il est donc sur le podium du concours général 2022, mais à quelle place?
Une présentation de son travail auprès de M le Ministre de l’Education Nationale, et nous allons plonger dans une longue attente…
Nous souhaitons un beau parcours à Raphael qui, après un peu de vacances, suivra la formation BTS C.P.R.P. à la rentrée 2022 au lycée Les Eucalyptus.
Dans le cadre d’un projet pédagogique soutenu par la Région sud et le Labo des Histoires, un atelier de plusieurs semaines, initié par Madame Blanchot et Madame Quilichini à destination de la classe de 2de1, a été mené par Sophie Braganti : écrire l’Ephémère.
L’atelier avec la poète Sophie Braganti s’est inscrit dans la continuité de l’objet d’étude pour la classe de seconde : La poésie du Moyen Âge au XVIIIeme siècle, avec des auteurs tels Ronsard ou Du Bellay. Ces textes étaient réunis par la thématique de la fuite du temps, du memento mori mais aussi du carpe diem. Travailler avec Sophie Braganti sur le format du haïku et sur le thème de l’éphémère nous est apparu tout indiqué. Les élèves ont pu donner sens aux thématiques abordées en cours, passant de la posture de l’apprenant à celle du pratiquant/ artisan/ technicien de la matière poétique.
Par le biais d’une métaphore, Sophie Braganti explique aux élèves ce que peut représenter cet instant fugace : « c’est un peu comme si on bandait un arc puis on décochait une flèche en visant la cible et on l’atteignait ! ». En dix-sept syllabes, le haïku, ce poème court d’origine japonaise, raconte une véritable histoire, décrit une scène, un tableau, un décor est planté qui se rattache à la Nature, aux saisons et souvent au Temps.