Une journée au Festival de Cannes !

Grâce à l’action combinée de Cinémas du Sud & Tilt, les propositions d’éducation à l’image et école du spectateur permettent à de nombreux lycéens, notamment, une découverte de films qu’ils n’iraient pas forcément voir d’eux-mêmes et surtout de les découvrir dans des salles d’art et essai. Le lycée Les Eucalyptus inscrit de nombreuses classes au dispositif Lycéens au cinéma depuis plusieurs années et cerise sur le gâteau en 2021, une classe de 1ère a été retenue pour passer une journée au Festival international du film de Cannes.

La matinée débuta par un accueil chaleureux et instructif au stand de la Région Sud, petits cadeaux de bienvenue et échanges avec les professionnelles en charge de l’accompagnement des projets autour du cinéma à la Région (engagement et aide financière pour les projets de jeunes réalisateurs, soutien aux écoles et formations cinématographiques…) et de la grande variété des métiers qui existent dans cet univers.
Puis ce fut l’heure de la première projection : « Les Magnétiques », premier long-métrage de Vincent Maël Cardona, sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs. « Les Magnétiques nous immerge dans un univers totalement différent de celui que nous connaissons, ce sont les années 80 ! La tonalité du film est plutôt triste, sombre, même si plusieurs scènes sont entraînantes et réussies, l’intrigue reste plutôt classique. La scène qui m’a marqué est celle où Philippe hurle toute la colère et le désespoir qui l’envahissent à la fin du film. » (Joshua)

En route vers le Palais Lumière avec une montée des marches sur le tapis rouge pour voir le dernier film d’animation du réalisateur Ari Folman « Where is Anne Franck ! », hors compétition. « Ce projet représente huit années de travail préparatoire pour moi plus quatre années pour la réalisation et le montage. J’avais à cœur de remettre le journal d’Anne Franck à jour alors qu’en 2021 des milliers d’enfants continuent de subir la folie meurtrière des adultes ! » Ari Folman.
En fin de projection, une ovation générale de la salle a accompagné le réalisateur, les élèves également ont toutes et tous été très enthousiastes. Quelques impressions parmi de nombreuses autres autour du film : « Ce film m’a permis de prendre conscience de la portée d’une œuvre sur son public. La comparaison qu’Ari Folman propose entre le sort des juifs et celui des réfugiés m’a profondément touché, il invite le spectateur à réfléchir sur le sujet…J’ai pris conscience que ce qui est décrit dans le journal d’Anne Franck est toujours d’actualité. » (Nicolas N.) « Peu importe les époques, les minorités sont toujours persécutées. On se rend bien compte que ce qu’Anne et sa famille ont vécu a été l’enfer, cela est bien représenté par de grands personnages aux visages blancs sans émotion, vêtus de noir, dans un fond rouge sang, telle une armée terrifiante de robots sans âme. » (Hannah) « Ce film nous adresse un message multigénérationnel au travers de Kittie, l’amie imaginaire d’Anne Franck. J’ai réalisé que peu de choses ont changé… » (Léo) « J’ai aimé l’esthétique du film, les contrastes de couleurs qui signifiaient selon les moments, cruauté des nazis et obscurité, à d’autres espoir et liberté. » (Jagan) « Where is Anne Franck ! m’a rappelé l’importance de la solidarité et le fait de ne pas discriminer les minorités. » (David) « Le film témoigne de ce contraste entre passé et présent, entre mémoire et espoir ! » (Maxime) « Il entretient également le devoir de mémoire lié à la Shoah. » (Adrien) « Et nous amène à nous questionner sur les notions de racisme et d’acceptation d’autrui. » (Yann) « La grande tirade de Kittie à la fin du film m’a marqué, elle explique la réelle importance du journal d’Anne Franck, tout un peuple ensemble écoute Kittie dans un grand mouvement de cohésion, de fraternité et de solidarité. » (Kylian)

Le mot de la fin à Lucas

« J’ai ressenti les mêmes émotions qu’Anne, la joie, la tendresse, l’espoir mais aussi et surtout la peur et la tristesse. Mais il y a aussi, la rêverie, l’imagination, la naïveté des enfants que l’on découvre à travers ses mots. J’ai mesuré à quel point l’imagination permet de s’évader, de partir l’espace d’un instant vers un monde meilleur ! »
C’est bien ce que précise Ari Folman dans une interview après la projection : « Le journal d’Anne Franck, hormis le fait qu’il soit magnifiquement écrit, n’est jamais violent, agressif, la cruauté nazie n’y est pas décrite. Tant de douceur et de poésie dans le monde de l’Holocauste paraît irréel…mais quel témoignage et quelle leçon ! »

Une année scolaire perturbée qui se finit donc bien et sous le signe du partage et de la découverte autour du cinéma !!! Félicitations à tous les élèves de la classe pour leur présence agréable et attentive. Un grand merci à Cinémas du Sud, Tilt et la Région Sud. Très bel été à toutes et tous !

Résultats du Brevet d’Initiation à l’Aéronautique 2021

AERONAUTIQUE

L’examen a eu lieu le mercredi 19 mai 2021, 30 candidats inscrits à l’examen, 30 présents, 25 reçus : 83,3 % de réussite.

  • 3 Félicitations du jury
  • 5 mentions Très Bien
  • 6 mentions Bien
  • 5 mentions Assez Bien
  • 6 mentions Passable

Malgré une année aux conditions d’exercice rendues difficiles par la pandémie, les élèves du lycée LES EUCALYPTUS, promotion 2021 du BIA, ont pu effectuer des vols d’initiation à l’UACA à Cannes Mandelieu le mercredi 16 juin 2021.

Ils ont été pris en charge par trois pilotes instructeurs de l’aéroclub. Ce fut une très belle journée qui restera pour chacun comme un moment fort de leur scolarité. Nous avons certainement fait germer quelques projets de carrières pour des élèves passionnés par l’aviation.

Si la très grande majorité des élèves étaient scolarisés au lycée LES EUCALYPTUS, nous avons aussi pu accueillir des collégiens des établissements proches avec la mise en place d’une convention.

Les élèves intéressés doivent dès le début d’année se faire connaître auprès de Monsieur SANCHEZ, Professeure de sciences physiques au Lycée Général et Technologique.

Vivement l’an prochain !

 

A lire avant d’aller vous baigner…

En 1975, sortait dans les salles américaines puis rapidement mondiales, « Jaws » (« Mâchoires »)/« Les dents de la mer » de Steven Spielberg. « Allez le voir avant de vous baigner ! », disait alors l’accroche…

Le 15 juin, les élèves de 2e3 ont donc été invités à visionner le film à l’Espace Magnan. La projection s’inscrivait dans le projet LAAC (Lycéens et Apprentis au Cinéma). Elle devait permettre aux élèves de comprendre la naissance du concept de blockbuster. Elle a aussi démontré l’efficacité encore actuelle des rouages scénaristiques du film.

Le film montre une station balnéaire fictive, Amity, devant faire face aux attaques meurtrières d’un grand requin blanc, à l’approche de la saison touristique. Le nouveau shérif, Brody, se lance dans la chasse au squale accompagné de Quint, un marin spécialisé dans la chasse au requin, et de Hooper, un scientifique.
Les effets spéciaux ont surpris plusieurs élèves. Adam s’avoue « surpris de cette qualité pour l’époque ». Certes aujourd’hui datés, et ayant présenté un véritable défi technique pour S. Spielberg, ils contribuent vraiment à l’ « horreur » du film pour Cosmin. Néanmoins, ils ne sont pas centraux dans la construction du suspense et du climat de terreur.
En effet, John Williams a obtenu l’Oscar de la meilleure musique de film en 1976 pour « Jaws ». « Je connaissais cette musique avant de voir le film même si je ne savais pas d’où elle venait ; elle est encore aujourd’hui emblématique », explique Justin. Maëlan retient ces deux notes qui s’accélèrent « afin d’instaurer un suspense, aboutissant à une image qui a pour but de nous faire sursauter ».

Cette bande-son sert donc parfaitement un scénario à suspense. Loan remarque qu’ « au début, le requin n’est pas totalement montré » ; sa présence n’est que suggérée (par un aileron, par exemple), ce qui le rend mystérieux et inquiétant. « Nous pensons parfois imaginer la suite mais nous avons tort la plupart du temps », et « les apparitions soudaines d’images effrayantes sont idéalement placées », souligne Maëlan.

Paradoxalement, « Jaws » est aussi un film comique, ce qu’a bien noté Michaël : le spectateur ressent de la peur, mais s’amuse aussi. Lorsque les trois hommes partis traquer le requin comparent leurs cicatrices, lorsque Quinn se lance dans des rodomontades de vieux loup de mer, le spectateur peut s’évader d’une situation pesante, avant de replonger dans l’horreur.

En sortant de la séance, les élèves semblent donc tous d’accord avec Cosmin pour plébisciter une « réalisation de génie ». En 2021, le squale de Spielberg séduit donc encore. Numéro 1 au box office mondial de 1975 à 1977, film exceptionnellement rentable, « Jaws » a fait naître le concept du blockbuster : une superproduction destinée à engranger les entrées très rapidement, à grand renfort de publicité et de produits dérivés. « Jaws » devient une franchise, avec au total quatre opus. Et à la clé, l’évidence d’une empreinte forte sur ses spectateurs : après sa sortie en 1975, la fréquentation des plages a fortement diminué.

Lettres à mon père : une année feuilleton

Les élèves de seconde et terminale systèmes numériques accompagnés par leur enseignante de français, Nadine Géhin, ont vécu une année feuilleton en participant au projet du Théâtre National de Nice Lettres à…mon père à partir du roman Questions à mon père d’Eric Fottorino. Les élèves ont écrit des lettres puis, préparés à l’oral par le comédien Frédéric de Goldfiem, ils ont pris la parole sur la Coulée verte. Grand moment !

Episode 1 : ECRIRE

Sacré défi pour les élèves que d’écrire sur leur père.

Nicolas : « Non mais Madame, c’est trop intime ! »

Nadine Géhin : « Tu peux inventer un père, tu peux avoir recours à ton imaginaire, tu n’es pas obligé de dire vrai, tu peux « mentir vrai » si tu veux… »

Après les premières réticences, Nicolas et sa classe ont assez rapidement perçu qu’il ne s’agissait pas de faire une dissertation, qu’ils avaient le choix et donc le pouvoir d’aller sur le terrain de la création. lls se sont mis a creuser la relation à leur père, à enquêter, à observer, à motiver un dialogue, à chercher l’anecdote, à faire ressurgir leur enfance, à interroger leurs souvenirs pour tout poser sur un cahier.

L’écriture a jailli dans l’intimité d’un temps avec leur enseignante, un temps en dehors de la classe, séparément , un temps de confiance fait de confidences , de silences, d’interrogations, de questionnements intimes et finalement d’écriture. Il a fallu trouver les « bons mots », le bon rythme pour entendre la petite musique en soi. Oser penser sa douleur parfois pour panser la blessure, écrire pour se guérir , écrire pour « cracher le caillou trop longtemps coincé dans la bouche » , écrire pour marcher le temps d’une lettre à côté du petit garçon que l’on a été, lui sourire et dialoguer tendrement avec son passé, s’épancher, rire de soi, de la vie et de la joie de pouvoir trouver le ton de de sa lettre. Chacun est allé à la rencontre de son style dans cette quête étonnante de soi à travers le rapport de filiation.

Episode 2 : THEATRALISER

Comment joindre la parole aux gestes ? Comment lire et faire vivre ?
Frédéric de Goldfiem , comédien permanent de la troupe du TNN est venu trois fois au lycée à la rencontre des deux classes du lycée . A travers des exercices d’improvisation permettant de libérer la parole et l’imagination, par l’ écoute des lettres des élèves et un travail de metteur en scène, il a amené les jeunes à prendre conscience que les mots « sont des êtres vivants » qu’il ne faut pas négliger car ils sont sacrés et précieux. Ils ont ainsi découvert comment les entendre et comment se laisser parcourir par ce qu’ils portent pour faire de leur voix et de leur corps les outils de cette transmission.
Comment être attentif aux silences, mieux maîtriser son instrument, sa voix, par le souffle, la diction et regarder le public…

Mohamed, Lucas, Valentin, Baptiste, Clovis, Quentin, Nicolas, Fabien se sont saisis de ces clés d’oralité pour tenter l’aventure en étant dans un présent pleinement vécu.

Valentin : « trop cool Frédéric ! Pourquoi on n’a pas plus de cours avec des comédiens ? »

Bonne question Valentin . Pourquoi ?

Petit à petit la timidité a laissé place à la curiosité, puis à l’envie et au goût du défi. Aller jusqu’au bout, franchir le pas et monter sur le plateau du kiosque de la Coulée verte à la rencontre d’un public.

Episode 3 : SE PRODUIRE SUR SCENE

Mercredi 8 juin, Baptiste, Fabien , Erwann, Antonio et Nicolas ont lu leur propre lettre à leur père ou celles écrites par leur camarades en présence de quelques copains de classe assis dans l’herbe, de leurs parents émus, de leurs professeurs tout autant et la classe d’UP2A de Madame Dalleau venue en soutien avec des enseignants du lycée et le public présent .

Thibaut Kuttler , responsable du projet et comédien de la troupe du TNN les a, avec conviction et énergie, admirablement bien coachés pour que lors de cette prise de parole intense et éphémère , ils soient en confiance malgré le tract et prennent pleinement conscience que leur parole est puissante !

Suivez cette grande aventure qui a engagé 23 autres établissements, plus de 680 élèves et 90 enseignants sur le livret pédagogique.

Belle lecture, belle découverte et à l’année prochaine avec les Lettres à …mon amour.

Lettres à mon père

Les Eucalyptus en collaboration avec les chercheurs de la mission Insight Mars

Un Projet ERASMUS +

Copyright NASA – Vue d’artiste de l’atterrisseur InSight à la surface de Mars avec ses deux panneaux solaires déployés. Le sismomètre SEIS est déposé au sol et rattaché à la sonde par un câble flexible.

Pour la Mission Insight, le 26 novembre 2018 ont été déposés sur la planète rouge de nombreux instruments de grande précision (sismomètre SEIS, capteur de flux thermique, station météorologique, magnétomètre, radiomètre) dans le but de déterminer la structure interne de Mars et pour mieux comprendre les processus de formation et d’évolution des planètes telluriques de notre système solaire.
Le lycée Les Eucalyptus a participé au projet Erasmus+ « Schools Tune Into Mars » en apportant son expertise dans l’ingénierie et la programmation informatique.

L’objectif de ce projet :
Expliquer des phénomènes en Géoscience avec une approche interdisciplinaire.

En effet, par des activités innovantes, créées à partir de situations problèmes que l’on a eues à travers nos échanges entre chercheurs (IPGP – CNES – NASA – OCA) et enseignants sur le sujet de la planétologie, les élèves ont été amenés à pratiquer une démarche scientifique. D’une part, ils ont dû mettre en œuvre l’exploration de données brutes via des langages de programmation pour en tirer des informations sur les perturbations météorologiques et sur l’atmosphère de Mars. D’autre part, il s’agissait de combiner les informations collectées à d’autres sources d’informations : des expérimentations en laboratoire, et des données d’autres instruments comme SEIS, afin d’expliquer des corrélations par des liens de cause à effet.

Ces activités ont été testées, entre autres, par les élèves de Première et Terminale Générale du lycée Les Eucalyptus.

Outre ces activités produites qui ont été présentées à plusieurs reprises en France et en Europe lors de séminaires, le développement professionnel des enseignants pour la mise en œuvre de ces activités a été au cœur de la réussite du projet Erasmus+ à travers des webinaires, la production d’un Guide Pédagogique et le suivi d’un cours en ligne : MOOC.

Toutes les ressources pédagogiques produites, ont été traduites dans les quatre langues du consortium (anglais, espagnol, français, roumain) et sont accessibles en téléchargement gratuit à l’adresse suivante :

 

Au lycée Les Eucalyptus, succès pour le Clean Walk !

« Le principe du Clean Walk est le ramassage de tous les déchets que l’on voit ! » confirme Monsieur Bertin, CPE du LP Les Eucalyptus. Afin qu’une telle action, pensée par les élèves, ait plus d’impact, il a été décidé de l’organiser sur plusieurs jours et de faire porter aux élèves volontaires un tee-shirt où était imprimé un slogan expliquant les risques liés à la pollution.

« Par le biais du CVL, on peut être acteur de la vie de l’établissement. Dans le cadre du Clean Walk que nous avons imaginé, nous voulions montrer l’exemple, faire un geste citoyen et sensibiliser les jeunes de notre âge ! » (Terry). Le lycée Les Eucalyptus étant de façon générale bien entretenu, les élèves ont préféré cibler deux points stratégiques : le parvis et les abords du lycée pour sensibiliser les fumeurs ; les abords de la cafétéria où élèves, étudiants et adultes viennent régulièrement acheter boissons, petits en-cas, friandises et où beaucoup de déchets, emballages sont jetés malgré la présence de nombreuses poubelles à proximité!

Du mardi 21 au jeudi 23 mai, lors de la récréation du matin, les volontaires élèves mais aussi adultes se sont retrouvés devant les bureaux de la Vie scolaire LGT : distribution de tee-shirts, de sacs poubelle, de gants…pour tous !
Entre 11 et 16 élèves accompagnés de quelques adultes ont participé chaque jour à cette action (plutôt des élèves du LGT et plutôt des filles !). « Le 1er jour, les autres élèves n’osaient pas nous rejoindre mais le 3ème jour, nous étions beaucoup et chacun avait compris l’enjeu ! » (Margaux).

Le nombre de mégots retrouvés sur le parvis a baissé de jour en jour : est-ce le fait de les ramasser régulièrement ou une réelle prise de conscience des fumeurs ? Nous l’espérons !!! Chaque jour, après l’opération, un rapide débriefing était fait autour d’un pain au chocolat offert aux participant(e)s par l’Association du lycée l’EKolibri.

Les élèves ayant participé ont été enchantés de l’expérience et n’hésiterons pas à relayer l’initiative. Celles et ceux qui seront encore au lycée l’année prochaine souhaitent renouveler ce genre d’action de façon plus pérenne et avec des slogans incitatifs, par exemple « le premier du mois, on nettoie ! »
« Je pense que cette action était très importante pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes aux risques liés à la pollution…Ne jetez pas, recyclez ! » Anaïs

Alors rendez-vous à la rentrée…

Du slam au Eucalyptus

C’est dans le cadre d’un projet Ines, validé en 2019 mais reporté en 2020 pour les raisons sanitaires que nous connaissons tous que les élèves de terminales carrosserie et outillage ont réussi, lors d’ateliers d’écriture co-construits avec leur professeure de français Nadine Géhin et le musicien Iraka, à composer une parole slamée collective.

Mais en fait, c’est quoi le slam ?

L’écriture des chansons s’est déroulée en plusieurs étapes .

Au commencement, les élèves sont partis de stimuli d’écriture comme » la vie est… ». L’inspiration est venue au fil des mots et de la grande liberté accordée à chacun.
« Ecrire, c’est se mettre à l’écoute de soi et du monde » dira Vaha. Belle réflexion, belle approche !!

Les propos interrogent la vie et ce qui rend heureux. Il est question d’identité, de fierté d’être soi, de solidarité, de rêves de grandeur mais aussi de désillusions face aux aspérités du monde, les injustices, les rétrécissements multiples…des regards croisés qui nous livrent une part de leurs aspirations et disent sur différents tons ce qu’ils sont.

La seconde étape a consisté à mettre les strophes et les phrases en musique. Moments magiques devant le micro où tous, très concentrés se sont écoutés, respectés, entendus, appréciés. La couture des voix, l’harmonie des sons, la découverte de soi fut la dernière étape avant le spectacle joué dans l’intimité du CDI.
Luc : « Ouah ! j’ai cette voix ? Elle est super grave ! » Tu aimes lui demande Iraka.
En regardant ses camarades, Luc ose dire « OUI ».

Si écritures et paroles à haute voix ont parmi à nos élèves un ailleurs de créativité s’ouvrant sur une meilleure confiance en soi et aux autres, alors le pari est gagné. Ecoutons les dans la vidéo réalisée par Charlotte Moreno.
Un grand merci à toi, Charlotte, qui a su capter le subtil et la beauté de tous.
Que te dire Iraka ?

Un si grand merci pour cette générosité qui t anime et le plaisir renouvelé de travailler ensemble.

Merci à Noah, Tony C , Jean, Alexandre D, Vaha, Teofilo, Abdelhalim, Yousri, Airton, Alexandre, Léo, Ugo, Nicolas, Tony, Luc, Théo, Sélim, Joshua, Maxime, Medhi, Adlan, Christopher… qui portez tant en vous !

 

Partage ton talent, l’association qui a du cœur !

Pourquoi s’engager ? Pourquoi créer une association ? Comment trouver l’énergie, le moteur pour une telle démarche ? Autant de questions qu’ont pu se poser les élèves en écoutant et en échangeant avec Abdel et Yoann, ce dernier étant bénévole à l’association et ancien élève du lycée Les Eucalyptus !

« S’engager, c’est donner » (Waël). Donner pour les élèves, cela se traduit par donner de son temps, participer à des actions, faire don de matériel, mettre à disposition des savoir-faire, éventuellement participer financièrement si on en a la possibilité… « N’hésitez pas, donnez un peu de votre temps libre pour les autres ! » serait le slogan que Joris proposerait à Abdel pour promouvoir les élans bénévoles.
Les objectifs de l’Association « Partage ton talent » créée par Abdel Madi sont simples mais généreux. Venir en aide aux plus démunis ou aux personnes isolées, contribuer à l’embellissement du cadre de vie dans le quartier des Moulins, à l’ouest de Nice, où Abdel vit depuis l’enfance, envisager des actions humanitaires, imaginer des projets autour du vivre ensemble et de la protection de l’environnement (partenariat avec la Recyclerie des Moulins)…En résumé, créer du Lien ! Pour Abdel, chacun a des compétences, des envies, des idées donc des talents, peut-être même méconnus, le plus important est de les partager !
Abdel a, dès son plus jeune âge, aimé s’engager, son parcours a beaucoup intéressé les élèves. Très tôt délégué de classe, il devient délégué européen puis étant passionné de théâtre, il devient ambassadeur auprès du TNN. Son désir, pour concrétiser ses envies d’aider, est de créer sa propre association, projet qu’il réalise dès ses 18 ans ! « J’ai toujours aimé aider les autres, me rendre utile, cela vient sans doute de mon éducation ! » (Abdel) « L’idée principale que je retiens de cette rencontre avec Abdel, c’est qu’il soit si passionné. » (Bakary)

L’Association « Partage ton talent » se développe, recueille un écho de plus en plus grand grâce aux initiatives d’Abdel et des bénévoles qui l’accompagnent et le soutiennent. « J’entendais beaucoup parler de lui dans le quartier, j’ai eu envie d’aller voir si ce qu’on disait d’Abdel était vrai ! Il est très humble, il fait énormément de choses, passe tout son temps à rencontrer des hommes politiques, à assister à des réunions, à y mettre aussi de son argent…en toute discrétion. Alors je n’ai pas hésité à rejoindre l’association ! » (Yoann) Ce qui peut retenir les jeunes à s’engager, c’est le temps consacré à cela : « oui, je passe toutes mes journées à faire vivre l’asso mais chacun est libre de donner ce qu’il peut ! » précise Abdel. Pour Joris, s’engager, c’est venir en aide aux autres sans être forcé, en le décidant vraiment. « S’engager, c’est être à 100% dans le projet ! » (William)

Madi Eucalyptus Nice

L’exemple d’Abdel inspirera peut-être certain.e.s élèves…plusieurs aimeraient s’engager ou sont déjà engagé.e.s dans des actions bénévoles. Les thèmes qui les intéressent particulièrement sont l’accompagnement des plus jeunes dans le sport, l’aide aux animaux, le handicap, l’environnement, les actions humanitaires. Beaucoup de possibilités existent, et dans le contexte d’une pandémie tel que nous le vivons depuis un an, les élans solidaires et fraternels sont importants et ne manquent pas…en témoignent les actions de l’association « Partage ton talent » !

Lien page Facebook

Un grand merci à Abdel « pour le temps qu’il nous a consacré ! » (Yanis)

Le mot de fin à Axelle

« Partage ton talent est une association en mouvement, jamais au repos et qui soutient vraiment les jeunes de son quartier, vous ne serez pas de trop là-bas »

Partage ton talent France 3

Quand les voitures Américaines font leur show

L’idée nous est venue de croiser les compétences et les savoirs -faire de deux filières différentes : les mécaniciens auto et les électroniciens, autour d’un projet sur les voitures américaines des années 60 et 70.
Il nous fallait aussi un fil conducteur : ce serait l’anglais !!

Le projet, commencé en 2020, s’est achevé en 2021, crise sanitaire oblige, mais il a pu être mené à son terme. Il a pris appui sur deux axes : un petit groupe de terminales, a travaillé ensemble dans leurs ateliers respectifs ainsi qu’en cours d’anglais. L’objectif étant de présenter des voitures américaines en anglais, pendant la journée « portes ouvertes » du lycée.
Un autre petit groupe, quant à lui, filmerait les élèves pendant leur prestation et réaliserait le montage dans le local de l’atelier.
Tous les élèves, en amont, ont étudié le vocabulaire technique en anglais, lié aux voitures qu’ils présenteraient ainsi que les principales caractéristiques de ces superbes voitures, dans leur atelier de « méca auto ».
Mais l’envie de visiter un garage avec ces « belles américaines », nous a gagnés!!!

Un autre petit groupe d’élèves, s’est donc rendu dans le garage « On American Road »
Là, ils ont pu interviewer en anglais, Lionel, un des responsables, intarissable sur les Ford Mustang, ou les Dodge Challenger de 1970, maîtrisant parfaitement la langue de surcroît !!! Ils ont aussi admiré un grand nombre de voitures anciennes.
En petits effectifs, ils ont d’abord soigneusement préparé leurs questions en anglais, pendant que deux élèves filmaient la scène. Pierre et Noa, ont ensuite, réalisé le montage, aidés de leurs enseignants…..sans oublier d’y ajouter une musique entrainante des « sixties » !!
Quel projet enrichissant qui a permis de belles rencontres avec Lionel, qui nous a chaleureusement ouvert les portes de son garage, et un travail en équipe avec des élèves et des enseignants, autour de compétences diverses !! Finalement, une belle façon de promouvoir les filières de notre lycée professionnel !!

Zoom sur nos élèves investis dans le projet

« Le déplacement vers le garage était sympa à vivre, j’ai vu beaucoup de voitures américaines, fabriquées à des époques différentes. C’était une belle expérience et ce sera de bons souvenirs à garder » (Julien, TSN)

« J’ai beaucoup apprécié travailler avec mes collègues de classe sur ce projet vidéo » (Enzo, TSN)

« Le projet d’anglais qu’on a fait pour la journée Portes Ouvertes, m’a intéressé car j’ai pu apprendre de nouvelles choses sur les voitures américaines » (Hunor, TMVA1)

« Pour ma part, j’ai beaucoup aimé le travail réalisé avec le garage On American Road, car le sujet principal portait sur la présentation de voitures américaines, ce dont je suis fan !!! De plus, ce projet m’a permis de parler anglais et d’exploiter de nouveaux mots, ce qui était très instructif » (Eddy, TMVA1)

« Je suis allé au garage de voitures américaines. J’ai adoré le garage, le patron était super cool, parlait bien anglais et nous a beaucoup aidés !! » (Théo TMVA1)

« Durant cette visite au garage, j’ai pu être cameraman, enfin c’est un grand mot, j’ai pu filmer des plans et des séquences, accompagné d’un autre élève […..] Il y avait vraiment une ambiance US forte !! » (Antonio, TSN)

« J’ai trouvé que c’était un projet très intéressant car il aborde un sujet que nous ne connaissons pas ou très peu : les voitures et le monde de l’automobile. Il nous aura permis de découvrir du vocabulaire qui pourra aussi nous être utile plus tard !! . De plus, il nous aura permis de réaliser un petit film ! J’ai personnellement hâte que le montage soit terminé pour que nous puissions montrer aux autres le but et les choses exposés durant cette journée Portes ouvertes. » (Noa, TSN)

Les vidéos

Kristian, un coup de crayon drôle et engagé !

Le dessinateur Kristian, dans le cadre de la Quinzaine de la Presse et des Médias, est venu à la rencontre des élèves de deux classes du lycée professionnel Les Eucalyptus. Echanges fructueux, écoute intéressée, messages humanistes autour de l’engagement et les raisons de « Dessiner pour la Paix »…

Le parcours de Kristian, célèbre dessinateur local a beaucoup interessé les élèves. C’est dès son plus jeune âge que Kristian se passionne pour le trait sans savoir que cela deviendrait son métier ! Publiant dans de nombreux journaux, notamment Nice-Matin ou Le Dauphiné Libéré, mais aussi partenaire de médias tv comme France 3 Côte d’Azur, il dessine également chaque année des chars pour le carnaval de Nice et expose même jusqu’en Chine et au Japon. Kristian est aussi partie prenante dans l’organisation Cartooning for Peace où de très nombreux dessinatrices et dessinateurs du monde entier se sont unis dès 2006, l’urgence étant de mieux faire connaître leur profession. A l’initiative de Jean Plantu, dessinateur historique du journal Le Monde (qui a d’ailleurs publié son dernier dessin de Une mercredi 31 mars après 49 années d’implication au journal) et de Kofi Annan, prix Nobel de la Paix et secrétaire général des Nations Unies, l’objectif de Cartooning for Peace était et reste d’œuvrer pour la paix et le vivre-ensemble, particulièrement mis à mal ces dernières années. Déjà en 2006, Kofi Annan clamait : « Les dessins de presse nous font rire. Sans eux, nos vies seraient bien tristes. Mais c’est aussi une chose sérieuse : ils ont le pouvoir d’informer mais aussi d’offenser. »
Parce qu’en réalité, « le dessin, c’est magique ! » déclare Kristian. On peut le comprendre quelque soit la langue que l’on parle, le pays d’où l’on vient, quelque soit l’âge que l’on a, les enfants comprennent très bien le langage dessiné. « Ce qui est le plus important, c’est la liberté d’interprétation ». A la question d’un élève « par le dessin, vous voulez transmettre un message ou est-ce juste un acte artistique ? », Kristian répond « que représenter par le dessin, c’est faire des choix. Des choix de couleurs, de tonalités, d’impressions. La difficulté du dessin de presse, à la différence de la bande dessinée par exemple, c’est que tout doit être dit en une seule image ! ». Rappelant que la caricature est une tradition française républicaine protégée par la loi sur la liberté de la Presse datant de 1881 ainsi que par la jurisprudence des tribunaux, Kristian prend pour exemple les portraits peu avantageux des rois de France ou les symboles utilisés qui ont traversé le temps et les territoires. Aujourd’hui, la colombe signifie toujours la Paix !
Lorsqu’on lui demande ce qu’est la liberté d’expression pour lui, Kristian affirme que c’est avant tout « un échange ». Prenant l’exemple de la thématique de l’exposition accueillie, « Tous migrants », il explique aux élèves que le verbe migrer signifie marcher, se déplacer, ce que nous faisons tous même lorsque nous changeons de région, de ville, de rue, sans aller plus loin…Et Kristian complète « nous sommes tous issus de familles mélangées, même si nos parcours et nos origines sont différents, nous avons tous une place sur terre, une place qui peut être mouvante !!! ».

Le métier de dessinateur et de caricaturiste est précieux, il est historiquement un vecteur d’émancipation et de liberté. Aujourd’hui, il est mis à mal à cause d’incompréhensions, de fausses interprétations, et de nombreux professionnel.le.s y ont laissé et y laissent leur vie. Cette liberté d’expression, fragile dans certains pays, doit être défendue. En France, il n’y a qu’une quarantaine de dessinateurs professionnels et avec l’essor de la presse numérique, la place du dessin se réduit de plus en plus. Un dernier message de Kristian à son public d’élèves : «

Soyez vigilant, vous les plus jeunes qui allez être les citoyens de demain, gardez à l’esprit que pour faire société, il faut être capable de s’accepter et de vivre ensemble ! »
Un grand MERCI Kristian pour cette franchise et cette spontanéité !

Visiter la page du dessinateur.