Quand les voitures Américaines font leur show

L’idée nous est venue de croiser les compétences et les savoirs -faire de deux filières différentes : les mécaniciens auto et les électroniciens, autour d’un projet sur les voitures américaines des années 60 et 70.
Il nous fallait aussi un fil conducteur : ce serait l’anglais !!

Le projet, commencé en 2020, s’est achevé en 2021, crise sanitaire oblige, mais il a pu être mené à son terme. Il a pris appui sur deux axes : un petit groupe de terminales, a travaillé ensemble dans leurs ateliers respectifs ainsi qu’en cours d’anglais. L’objectif étant de présenter des voitures américaines en anglais, pendant la journée « portes ouvertes » du lycée.
Un autre petit groupe, quant à lui, filmerait les élèves pendant leur prestation et réaliserait le montage dans le local de l’atelier.
Tous les élèves, en amont, ont étudié le vocabulaire technique en anglais, lié aux voitures qu’ils présenteraient ainsi que les principales caractéristiques de ces superbes voitures, dans leur atelier de « méca auto ».
Mais l’envie de visiter un garage avec ces « belles américaines », nous a gagnés!!!

Un autre petit groupe d’élèves, s’est donc rendu dans le garage « On American Road »
Là, ils ont pu interviewer en anglais, Lionel, un des responsables, intarissable sur les Ford Mustang, ou les Dodge Challenger de 1970, maîtrisant parfaitement la langue de surcroît !!! Ils ont aussi admiré un grand nombre de voitures anciennes.
En petits effectifs, ils ont d’abord soigneusement préparé leurs questions en anglais, pendant que deux élèves filmaient la scène. Pierre et Noa, ont ensuite, réalisé le montage, aidés de leurs enseignants…..sans oublier d’y ajouter une musique entrainante des « sixties » !!
Quel projet enrichissant qui a permis de belles rencontres avec Lionel, qui nous a chaleureusement ouvert les portes de son garage, et un travail en équipe avec des élèves et des enseignants, autour de compétences diverses !! Finalement, une belle façon de promouvoir les filières de notre lycée professionnel !!

Zoom sur nos élèves investis dans le projet

« Le déplacement vers le garage était sympa à vivre, j’ai vu beaucoup de voitures américaines, fabriquées à des époques différentes. C’était une belle expérience et ce sera de bons souvenirs à garder » (Julien, TSN)

« J’ai beaucoup apprécié travailler avec mes collègues de classe sur ce projet vidéo » (Enzo, TSN)

« Le projet d’anglais qu’on a fait pour la journée Portes Ouvertes, m’a intéressé car j’ai pu apprendre de nouvelles choses sur les voitures américaines » (Hunor, TMVA1)

« Pour ma part, j’ai beaucoup aimé le travail réalisé avec le garage On American Road, car le sujet principal portait sur la présentation de voitures américaines, ce dont je suis fan !!! De plus, ce projet m’a permis de parler anglais et d’exploiter de nouveaux mots, ce qui était très instructif » (Eddy, TMVA1)

« Je suis allé au garage de voitures américaines. J’ai adoré le garage, le patron était super cool, parlait bien anglais et nous a beaucoup aidés !! » (Théo TMVA1)

« Durant cette visite au garage, j’ai pu être cameraman, enfin c’est un grand mot, j’ai pu filmer des plans et des séquences, accompagné d’un autre élève […..] Il y avait vraiment une ambiance US forte !! » (Antonio, TSN)

« J’ai trouvé que c’était un projet très intéressant car il aborde un sujet que nous ne connaissons pas ou très peu : les voitures et le monde de l’automobile. Il nous aura permis de découvrir du vocabulaire qui pourra aussi nous être utile plus tard !! . De plus, il nous aura permis de réaliser un petit film ! J’ai personnellement hâte que le montage soit terminé pour que nous puissions montrer aux autres le but et les choses exposés durant cette journée Portes ouvertes. » (Noa, TSN)

Les vidéos

Kristian, un coup de crayon drôle et engagé !

Le dessinateur Kristian, dans le cadre de la Quinzaine de la Presse et des Médias, est venu à la rencontre des élèves de deux classes du lycée professionnel Les Eucalyptus. Echanges fructueux, écoute intéressée, messages humanistes autour de l’engagement et les raisons de « Dessiner pour la Paix »…

Le parcours de Kristian, célèbre dessinateur local a beaucoup interessé les élèves. C’est dès son plus jeune âge que Kristian se passionne pour le trait sans savoir que cela deviendrait son métier ! Publiant dans de nombreux journaux, notamment Nice-Matin ou Le Dauphiné Libéré, mais aussi partenaire de médias tv comme France 3 Côte d’Azur, il dessine également chaque année des chars pour le carnaval de Nice et expose même jusqu’en Chine et au Japon. Kristian est aussi partie prenante dans l’organisation Cartooning for Peace où de très nombreux dessinatrices et dessinateurs du monde entier se sont unis dès 2006, l’urgence étant de mieux faire connaître leur profession. A l’initiative de Jean Plantu, dessinateur historique du journal Le Monde (qui a d’ailleurs publié son dernier dessin de Une mercredi 31 mars après 49 années d’implication au journal) et de Kofi Annan, prix Nobel de la Paix et secrétaire général des Nations Unies, l’objectif de Cartooning for Peace était et reste d’œuvrer pour la paix et le vivre-ensemble, particulièrement mis à mal ces dernières années. Déjà en 2006, Kofi Annan clamait : « Les dessins de presse nous font rire. Sans eux, nos vies seraient bien tristes. Mais c’est aussi une chose sérieuse : ils ont le pouvoir d’informer mais aussi d’offenser. »
Parce qu’en réalité, « le dessin, c’est magique ! » déclare Kristian. On peut le comprendre quelque soit la langue que l’on parle, le pays d’où l’on vient, quelque soit l’âge que l’on a, les enfants comprennent très bien le langage dessiné. « Ce qui est le plus important, c’est la liberté d’interprétation ». A la question d’un élève « par le dessin, vous voulez transmettre un message ou est-ce juste un acte artistique ? », Kristian répond « que représenter par le dessin, c’est faire des choix. Des choix de couleurs, de tonalités, d’impressions. La difficulté du dessin de presse, à la différence de la bande dessinée par exemple, c’est que tout doit être dit en une seule image ! ». Rappelant que la caricature est une tradition française républicaine protégée par la loi sur la liberté de la Presse datant de 1881 ainsi que par la jurisprudence des tribunaux, Kristian prend pour exemple les portraits peu avantageux des rois de France ou les symboles utilisés qui ont traversé le temps et les territoires. Aujourd’hui, la colombe signifie toujours la Paix !
Lorsqu’on lui demande ce qu’est la liberté d’expression pour lui, Kristian affirme que c’est avant tout « un échange ». Prenant l’exemple de la thématique de l’exposition accueillie, « Tous migrants », il explique aux élèves que le verbe migrer signifie marcher, se déplacer, ce que nous faisons tous même lorsque nous changeons de région, de ville, de rue, sans aller plus loin…Et Kristian complète « nous sommes tous issus de familles mélangées, même si nos parcours et nos origines sont différents, nous avons tous une place sur terre, une place qui peut être mouvante !!! ».

Le métier de dessinateur et de caricaturiste est précieux, il est historiquement un vecteur d’émancipation et de liberté. Aujourd’hui, il est mis à mal à cause d’incompréhensions, de fausses interprétations, et de nombreux professionnel.le.s y ont laissé et y laissent leur vie. Cette liberté d’expression, fragile dans certains pays, doit être défendue. En France, il n’y a qu’une quarantaine de dessinateurs professionnels et avec l’essor de la presse numérique, la place du dessin se réduit de plus en plus. Un dernier message de Kristian à son public d’élèves : «

Soyez vigilant, vous les plus jeunes qui allez être les citoyens de demain, gardez à l’esprit que pour faire société, il faut être capable de s’accepter et de vivre ensemble ! »
Un grand MERCI Kristian pour cette franchise et cette spontanéité !

Visiter la page du dessinateur.

 

Alain Vircondelet, un biographe dans l’intimité des auteurs

Deux classes du lycée Les Eucalyptus ont eu l’immense chance de participer à une rencontre avec l’auteur Alain Vircondelet pour deux de ses ouvrages récents : La véritable histoire du Petit Prince et Guernica 1937 autour de deux grandes figures du XXème siècle, Antoine de Saint Exupéry et Pablo Picasso.

Parti à l’âge de 15 ans d’Alger où il grandit, Alain Vircondelet confie que c’est à partir de ce choc émotionnel terrible qu’il décidera d’écrire et de raconter. C’était en 1962 et quelques décennies plus tard, son envie et sa force d’écriture ne l’ont pas abandonné ! Il raconte aux élèves son parcours unique : à 19 ans, il écrit une lettre à Marguerite Duras qu’il admire afin de la rencontrer, elle acceptera et s’en suivront de longues années de connivence, confiance, faisant d’Alain Vircondelet, le fils spirituel de la grande écrivaine. Lorsqu’il lit Antoine de Saint Exupéry, c’est également un choc – « une force inouïe se dégage de ses textes, Courrier sud, Vol de nuit, Terre des hommes, Citadelle et Le Petit Prince, bien sûr ! Une nourriture, une force exceptionnelle ».
Le lien que les élèves ont vu entre les deux ouvrages étudiés pour la rencontre ont été notamment la présence de figures féminines très fortes auprès de l’écrivain et du peintre. Consuelo de Saint Exupéry et Dora Maar, grandes artistes toutes deux, accompagnèrent Antoine de Saint Exupéry et Picasso au moment notamment de l’écriture du Petit Prince et de la création du tableau Guernica.

L’écriture du Petit Prince commence dans un grand moment de dépression de l’auteur, il est toujours aux Etats-Unis mais n’a qu’une envie, repartir voler et être utile à sa patrie. Lors d’un déjeuner avec son éditeur, Antoine de Saint Exupéry dessine des petits bonhommes sur des coins de nappe en papier, il lui propose alors d’écrire un conte, forme littéraire très en vogue à cette époque. L’auteur va alors se concentrer sur l’écriture et composer le célèbre conte, finalement très autobiographique. A la mort d’Antoine, Consuelo dira « Il y a trop de nous deux et de notre vie dans Le Petit Prince ». Pour Alain Vircondelet « C’est l’œuvre initiatique et intimiste par excellence ».

C’est dans un grenier sans véritablement de confort que Dora et Picasso vivent au moment où l’envie de créer Guernica surgit. En avril 1937, un terrible événement vient de se produire dans un petit village basque, les bombardiers allemands déciment les habitants, seuls les femmes, les enfants et les vieillards étaient restés, les hommes étant à la guerre. De ce massacre, Picasso puise une euphorie créatrice et frénétique, Dora est à ses côtés. Mais autre chose se joue de beaucoup plus intime : « Picasso devient le minotaure qu’il peint » et en réalité c’est en quelque sorte la mise à mort de Dora. « Picasso a été un monstre dans tous les sens du terme ! ». Ce que je veux c’est un tableau ni dans la couleur ni dans la fureur, aucun bruit ne doit s’en dégager ». Pablo Picasso

Lorsqu’Alain Vircondelet demandait au célèbre peintre Balthus, auprès duquel il fut quelques temps pour écrire sa biographie, « Quel est le projet de la peinture ? », Balthus répondait « Peindre c’est rejoindre »…Etre au plus près de l’art c’est le plus pur chemin pour aller vers ce verbe « rejoindre ».

Lorsque Mathis demanda à l’auteur « Ecrire pour vous, est-ce comme peindre pour Picasso, atteindre un secret d’âme ? » celui-ci lui répondit « Oui, c’est exactement ça ! » Dans le paquebot qui le ramenait d’Algérie, le jeune Alain Vircondelet avait emporté L’Education sentimentale de Flaubert, « La lecture est un élément fondateur pour devenir un homme ». Ce que complète Antoine de Saint Exupéry dans Terre des hommes (p.171) : « La vérité pour l’homme, c’est ce qui fait de lui un homme ».

Les impressions des élèves de la 2de4

Le plaisir de la rencontre a été unanime : « J’ai aimé cette rencontre » (Maksim), « cette rencontre était passionnante » (Mathieu R.). Passionnante tout comme son intervenant « sympathique et très chaleureux, qui aime partager ses connaissances » (Matthias).

L’entendre parler de Saint-Exupéry le rendait si proche qu’ « il semblait le connaître sans l’avoir réellement connu. » (Matthieu M.).

Ce fut évidemment un moment d’échange et de partage : « J’ai beaucoup mieux compris Le Petit Prince grâce aux explications qu’il nous a données » (Harry) ; les anecdotes sur les « archives de Saint-Exupéry, leur provenance, le prix d’un petit dessin, étaient intéressantes et impressionnantes pour certaines ! » (Mathieu R.).

L’auditoire a été attentif enfin à l’authenticité de ce point de vue « son savoir basé sur des sources fiables et des faits réels, ce qui rend son récit encore plus captivant ! » (Camille).

« Passionné » (Malo, Théo et d’autres) est le mot qui revient le plus souvent pour décrire cet écrivain et biographe qui, avec bienveillance et humour – « assez drôle dans l’ensemble » (Killian) – nous a fait partager l’intimité d’artistes hors normes tels que Saint-Exupéry ou Picasso.
Enfin, comme le dit si bien Matthieu : « nous avons eu beaucoup de chance » car « son discours avait du contenu à revendre ! » (Malo).
« Une rencontre qui restera marquante pour nous, MERCI Monsieur Vircondelet ! » (Ninon, Solène)

Accès à la Web radio

 

 

Claude Lorius, un explorateur prêt à tout !

C’est dans le cadre d’un atelier interdisciplinaire (Physique/Chimie et Documentation) que les élèves de la classe Passerelle ont pu découvrir le film documentaire de Luc Jacquet, « La glace et le ciel ». Relatant la vie du célèbre glaciologue Claude Lorius, ce film émouvant et extrêmement instructif, a suscité beaucoup de réactions et d’échanges lors d’un débat.

« Il a été prêt à supporter l’insupportable » Ewan

Claude Lorius, véritable précurseur et lanceur d’alerte, fut au départ discrédité par ses pairs. Il fallut attendre plusieurs décennies avant que ses découvertes soient prises réellement au sérieux ! « C’est la COP 21 qui permit une prise de conscience mondiale et restera comme un évènement historique » Axelle
Le documentaire nous immerge, grâce à de magnifiques images d’archives et la voix off de Claude Lorius, au cœur de la complexité des toutes premières expéditions en Antarctique : des semaines de voyage pour accéder aux bases (Charcot, Dumont d’Urville, Vostok), des tonnes d’équipements à acheminer pour pouvoir rester des mois sur place,… Des conditions extrêmes de vie et d’expérimentations scientifiques qui nécessitaient de plus une excellente forme physique et une grande résistance sur la durée, les températures avoisinaient les -50° sans compter le blizzard régulier !

Voici ce que disait C.Lorius « J’ai tout appris lors de ces missions : la nature, la patience, l’humain, le respect, l’universalisme, pas de nation, nous faisions le monde à nous tout seuls! » Il a participé à 22 expéditions tout au long de sa vie, il fit sa première expérience en 1953 à l’âge de 23 ans.

« Les découvertes scientifiques de ces aventuriers de l’extrême ont concouru et participé à faire avancer l’humanité ! » Yanis

Aujourd’hui, à l’ère de l’Anthropocène, le constat est grave, la prise de conscience doit être réelle et urgente.

« Un film qui fait beaucoup réfléchir ! » Joris


Aujourd’hui, à 82 ans, Claude Lorius continue de porter haut son engagement, de s’impliquer pour la protection de l’environnement et d’alerter sur les dégâts causés par l’homme. A la suite de la projection, le débat entre les élèves et les enseignants fut très riche : seuil critique du réchauffement climatique, implications destructrices sur la biodiversité, urgence de modifier les comportements (tri, recyclage, diminution de la consommation…), nécessité de sensibiliser les plus jeunes.

« Il n’est pas trop tard pour changer nos habitudes ! » Théo

Pour plus d’informations, nous vous conseillons de découvrir le site de C.Lorius

http://www.claude-lorius.com/

Présenter les nouvelles au JT : nos élèves en situation !

Dans le cadre d’un projet faisant suite à l’étude de l’œuvre de G.Orwell -1984 – en cours de français, Mme Mocquard et Mme Quilichini ont proposé aux élèves de sélectionner en groupe une information qu’ils souhaitaient présenter, tout sujet était bienvenu qu’il soit de société, historique, économique, reportage sportif ou autour de l’écologie, les élèves ont été libres de leur choix.

En lien avec les notions d’information et de désinformation abordées dans le roman d’anticipation 1984 de George Orwell et plus que jamais d’actualité, la proposition faite aux élèves était de prolonger ces réflexions et d’imaginer une situation de communication de l’information. Comment se documenter ? Quelles sources utiliser et sélectionner pour les informations choisies ? Savoir synthétiser pour rendre l’information audible et intéresser un public…

Le choix des sujets étant libre, les élèves surent faire preuve d’un bon esprit d’analyse et souvent aussi de beaucoup d’originalité : de très bonnes synthèses sur la gestion actuelle du virus Covid 19 (dépistage massif, mise en place des vaccinations, données chiffrées, bilan européen…) mais aussi des sujets autour de thématiques de société très débattues actuellement (le racisme dans le milieu sportif, la parité femme/homme, la pollution lumineuse et son effet sur les écosystèmes, les violences policières…) ou encore des sujets plus inattendus (une chronique bien-être avec une présentation des bienfaits de la méditation, une chronique musicale autour des groupes de KPop BTS et Imagine dragon, des chroniques scientifiques détaillées et une chronique nature très complète « Tout est bon dans le bambou » !)

Dans une société où les fakes news deviennent monnaie courante et où la désinformation se répand, l’objectif des enseignantes était de faire prendre conscience aux élèves que faire circuler de fausses informations via les réseaux sociaux est très facile. En revanche aborder le métier de journaliste relève d’une véritable déontologie : collecter de l’information, en connaître les sources, la traiter et se l’approprier, la hiérarchiser et enfin la mettre en scène dans le cadre d’un journal télévisé.

Un exercice qui obtint de l’avis général un franc succès !

Quelques réactions à chaud :

« J’ai beaucoup aimé faire ce projet car nous avons eu l’occasion de parler d’un sujet qui nous intéressait et en même temps travailler et améliorer notre prestation orale. Même en ayant bien préparé notre exposé, il y a eu quelquefois de l’improvisation, ce qui a rendu les interventions très sympathiques et vivantes ! » Evan

« J’ai trouvé ce travail très original et intéressant à réaliser. Le format d’une présentation pour le JT a permis de sortir du format de l’exposé classique. De plus le cadre du CDI et la présence d’une caméra a renforcé l’impression des directs JT …Tout ceci sans éviter un trac intense avant de passer devant la classe ! » Hippolyte

Echanges sur la recherche et ces métiers

Créé par la Fondation Schlumberger pour l’Education et la Recherche, le Cercle FSER défend et promeut l’importance de la recherche fondamentale auprès du public. Plusieurs programmes de médiations scientifiques sont développés par cette fondation afin de rapprocher Science et Société.
L’un de ces programmes, Declics pour « Dialogues Entre Chercheurs et Lycéens pour les Intéresser à la Construction des Savoirs » vise à développer les échanges entre chercheurs et lycéens par un retour des chercheurs sur les bancs du lycée. Depuis 5 ans, l’institut de Biologie Valrose soutient fortement cette initiative du Cercle FSER.

Cette année, situation sanitaire exceptionnelle oblige, c’est sous la forme e-Declics que Guillaume Sandoz et 9 collègues chercheur(e)s, ingénieur(e)s et doctorant(e)s ont relevé le défi en Visioconférence avec les 35 élèves de la classe de 1ère Sciences de l’ingénieur de Mme Anne Roux, Professeure au Lycée Les Eucalyptus de Nice.

Après une introduction sur l’iBV et la recherche à l’Université Côte d’Azur (Michel Bidet), Guillaume Sandoz, DR CNRS, a présenté en visioconférence la bioélectricité animale et ses recherches. Puis un e-speed-meeting s’est déroulé en visioconférence dans 9 salles de visioconférence simultanées, les personnels de nos laboratoires changeant de salles et ainsi de groupe de lycéens toutes les 12 minutes.

Les impressions des élèves de la classe de 1ère G2 après la journée !

« Expérience agréable, des intervenants motivés et fiers de partager. Le distanciel n’a pas réduit les interactions et une grande diversité de chercheurs.»

« J’ai trouvé cette conférence très intéressante. Les moments que j’ai le plus appréciés ont été les moments d’interaction avec les chercheurs, même si j’ai également beaucoup apprécié la thèse sur les canaux ioniques présentée au début. »

« Déclic : c’était très intéressant ! j’étais heureux de parler à des chercheurs. C’était passionnant de voir les domaines sur lesquels ils travaillent, de voir à quel point ils apprécient leur métier. J’ai appris beaucoup de choses et avoir l’occasion de discuter avec eux est quelque chose dont je me rappellerai. »
« C’était bien et très instructif. J’ai bien aimé la rencontre avec tous les chercheurs et le fait qu’on puisse dialoguer avec eux en français et en anglais.»

« J’ai trouvé cela très intéressant, le fait d’avoir pu échanger et poser des questions aux chercheurs, sur leur mode de vie, leurs études et les différentes choses qu’ils font chaque jour pour faire avancer la science ! Ce fut une expérience très enrichissante. »

« Très intéressant ! Expérience inédite ! Cela m’a permis d’en savoir plus sur cette profession assez méconnue, mais très importante. »

« J’ai bien aimé cette opération « déclics » car ça m’a assez surpris de savoir dans quels domaines et comment travaillent les scientifiques et pas mal surpris aussi lorsque la réponse à certaines de mes questions n’était pas celle que j’attendais (ex : je pensais que le but de la recherche fondamentale allait baisser à l’avenir, on m’a démontré que c’était faux et ça peut même augmenter !) »

« L’opération déclics a été une super expérience, malgré les conditions actuelles, tous les dialogues avec les scientifiques-chercheurs ont été une vraie « bouffée » de connaissances. Chacun a réussi à nous faire apprécier son métier et à nous intéresser. Le seul point négatif serait que les 10 minutes sont un peu courtes car il y a énormément à échanger entre nous et eux. Je le referais avec plaisir. »

Intervenants

Institut de Biologie Valrose, Nice

  • Guillaume Sandoz (DR CNRS)
  • Pablo Avalos Prados (Chercheur)
  • Elisabet Gjernes (IR)
  • Stephanie Häfner (Chercheure)
  • Arnaud Landra—Willm (Doctorant)
  • Michel Bidet (Chercheur)

 

Paris-Saclay / Institut Curie Orsay

  • Maxime Audin (Chercheur) I2BC

Institut de Biologie Structurale, Grenoble

  • Mathilde Folacci (Doctorante)

Laboratoire Lagrange, Nice

  • Sophie Mourre (IR)

LESIA, Observatoire de Paris

  • Florian Philipot (Ingénieur-Doctorant)

Cercle FSER  ( Declics/eDeclics | #Declics | @Declics2020 | declics.info )

  • Héloïse Dufour, Directrice du Cercle FSER
  • Agathe Franck, Cheffe de projet

Communication et contact pour ces actions sur Nice

  • Michel Bidet

Liens

 

De la banlieue à Eloquentia, la parole pour tous !

Le film « A voix haute – la force de la parole » est un film documentaire écrit et réalisé par Stéphane de Freitas, coréalisé par Ladj Ly. Le film montre toutes les étapes du concours de débats Eloquentia, créé en 2016 par le réalisateur, originaire lui-même de Seine Saint Denis. Ce concours permet d’élire chaque année, le meilleur orateur du 93. Ouvert à tous les étudiants, le concours permet un travail sur soi-même, une prise de confiance, pour cela ils seront aidés et guidés par des enseignants, artistes et coachs volontaires pour le projet.
Prendre la parole en public n’est pas une chose aisée ni forcément naturelle pour tous ! Les participants devront lutter contre leur timidité et se battre par la parole autour d’un sujet… Ewan/Joris/Bakary

Lors de l’atelier ciné/débat au cdi, nous avons regardé le film « A voix haute : la force de la parole ». Ce film date de 2016 et suit une vingtaine d’étudiants de l’université de Saint-Denis dans le 93. Chaque année, un concours d’éloquence est organisé, Eloquentia. Des enseignants, des avocats, des artistes vont aider des jeunes issus des quartiers sensibles ou ayant des origines et parcours de vie divers à se préparer à ce concours, qui s’avèrera être un vrai sport de combat ! Par l’élocution, la parole, les gestes, la retranscription des émotions, ces jeunes mettent enfin des mots sur ce qu’ils ressentent et se métamorphosent en « maîtres de l’art oratoire ».

Cet art, abordé dans le film, ne date pas d’hier ! En effet, il est très ancien, il a été mis en place dans l’Antiquité grecque lors des débats politiques. Aujourd’hui, de nombreux siècles plus tard, il est toujours très utile dans la vie de tous les jours. Par la parole on exprime des sentiments, des idées, des pensées précises et cet art est surtout accessible à tous. Dans le film, ce sont des jeunes issus de milieux très différents, arrivant pour certains de pays étrangers qui participent au concours, cela montre que maîtriser l’art oratoire n’est pas réservé qu’aux avocats, politiciens, journalistes… mais il peut tout aussi bien être pratiqué par chacun.
« La parole, si elle est utilisée à bon escient, est une arme exceptionnelle, une force redoutable qu’il ne faut jamais sous-estimer. » dit Bertrand Perier, avocat et professeur d’art oratoire, l’un des personnages principaux du film.
Cette citation résume tout à fait le but des joutes orales, si on maîtrise la parole cela peut être une réelle force. Un mot peut faire aussi mal qu’un coup de poing…comme dans un sport de combat mais qui serait pacifique. Le combat est seulement intérieur ! Axelle/Théo/William

Le projet de concours Eloquentia créé et montré dans ce film par S.de Freitas permet aux jeunes de quartiers défavorisés d’avoir une meilleure élocution et de gagner en confiance en s’exprimant devant un public. Pour certains, il s’agit de combattre leur timidité et d’exceller lors du concours, cela permettra aussi de changer de point de vue sur la motivation et le savoir-faire des jeunes des « cités » ! Nous voulions conclure en disant que chacun a un potentiel en lui qui peut être exploité et donner des résultats remarquables…et cela peu importe le milieu social. Elyes/Yanis
« Viser de bonnes études et changer les aprioris sur les jeunes de Seine-Saint- Denis permettra à l’opinion publique d’effacer certains clichés à leur sujet. » Waël
Comme le dit Eddy, vainqueur du concours : « Le meilleur est à chercher, le meilleur est à venir, j’invoque le meilleur ! »

Rencontre avec Virginie Pétrus au lycée Les Eucalyptus : comment le numérique a fait évoluer le métier de journaliste ?

En cours d’Enseignement moral et civique, la thématique générale de la liberté est au cœur de la réflexion : liberté individuelle/libertés collectives ancrées dans le quotidien des élèves. Par le biais de questionnements, de recherches documentaires, d’exposés et de présentations orales, la notion de Liberté est vue sous différents angles. Se confronter à une professionnelle dans le domaine des médias a apporté une vision plus concrète et pratique aux élèves.

Dans le cadre de l’EMC, Madame Paquier et Madame Berkesse avec les classes de seconde 3 et seconde 6 abordent les libertés autant individuelles que collectives, l’intervention de V.Pétrus a notamment donné des éclairages sur la notion de liberté d’expression.

« La course au scoop »

Après avoir recontextualisé l’histoire et l’évolution technique des médias, de 1800, en passant de l’essor de la presse écrite, aux années 2000 avec l’apparition des réseaux sociaux, à la fois médias écrits/audio/visuels/interactifs, il a été question de l’importance de bien s’informer dans un univers médiatique chamboulé. Aller à la source précise de l’information et savoir la vérifier auprès de différentes sources avant de la diffuser, sont des étapes essentielles. Cependant aujourd’hui c’est la course au « scoop », au « buzz » !

Le métier de journaliste a également évolué parallèlement à l’évolution des techniques. Grâce au numérique un média coûte moins cher, il a accès rapidement à grands nombres d’informations, il propose un accès très rapide à l’information et surtout cet accès est la plupart du temps gratuit. Certains métiers ou fonctions ont même tendance à disparaître ou à voir leur rôle modifié : les secrétaires de rédaction, les rédacteurs en chef, véritables vérificateurs de la fiabilité des informations, mais aussi les preneurs de son, les caméraman… les téléphones portables extrêmement perfectionnés peuvent aujourd’hui permettre aux journalistes de terrain la quête de l’immédiateté, la primeur de l’info et de faire du Tout en 1 (son, image, montage…). Avoir accès à un plus grand nombre d’informations permet aux citoyens d’être au courant, cependant l’aspect plus négatif reste que la course au scoop génère aussi le phénomène grandissant des fake news. Aujourd’hui, certains médias font le choix de revenir à une slow info : enquêter, analyser puis diffuser !

« Être journaliste, un métier où il est essentiel de se faire un réseau »

Être journaliste, selon V.Pétrus, c’est avant tout bien connaître son métier et ses enjeux. Pour sa part, après avoir démarré en étant pigiste, elle a eu l’occasion tout au long de sa carrière de toucher à toute forme de médias (presse quotidienne régionale, presse audio-visuelle, presse spécialisée) et a su se remettre souvent en question, n’hésitant pas à prendre des risques dans le domaine professionnel. « Être journaliste, ce n’est pas un métier simple, classique, il est essentiel de se faire un réseau, il est incontournable d’être tenace. »

Les élèves des deux classes ont apprécié l’intervention de V.Pétrus qui a su leur donner des clés pour mieux s’informer à partir d’exemples concrets, même si certains pensaient « déjà bien connaître le sujet » !

Cosmin a trouvé que l’intervention de V.Pétrus avait été au contraire « très utile » et qu’il avait appris « comment étaient créées et traitées les informations ». La présentation chronologique de l’évolution des médias a beaucoup intéressé Alexandre. Pour Antoine, ce qu’il a retenu c’est la façon dont les journalistes « trouvent » les informations qui pourront faire un scoop !

Comment vous informez-vous ? Etes-vous attentifs aux sources ? Quel genre d’informations partagez-vous avec vos amis/proches ? Autant de questions que V.Pétrus a abordé avec les élèves tout au long de son intervention, illustrant ses propos avec des exemples connus d’emballement médiatique finissant par échapper aux journalistes pourtant à l’origine de ces informations.

Concernant la question de la parité dans son domaine d’activité, V.Pétrus explique qu’il y a autant d’hommes que de femmes, le CSA est de plus en plus vigilant sur le sujet. Auparavant, il arrivait souvent que la distinction se fasse en fonction des domaines et des sujets (presse dite féminine, presse sportive…) mais cela est de moins en moins le cas.

« Vouloir être journaliste c’est avant tout bien connaître son métier, puis se spécialiser au fur et à mesure des opportunités. Personnellement, j’essaye toujours de mettre en œuvre ces deux principes : rester neutre et être factuelle ! » Virginie Pétrus

Peut-être cette rencontre, en toute simplicité, en toute honnêteté et au plus près des pratiques des jeunes d’aujourd’hui, citoyens en formation, aura déclenché des vocations ou un regard différent sur la consommation de l’information.

Concours de Nouvelles de la Ville de Nice : cinq élèves du Lycée Les Eucalyptus primés !

« Qui mieux qu’un fantôme peut exprimer la détresse des vivants ? » a dit en préambule D. van Cauwelaert lors de la remise des prix, mercredi 14 octobre, au C.U.M au parterre de lauréats tout âge confondu des classes de primaire aux classes préparatoires des établissements niçois. La variété et la richesse de l’ensemble des textes a conquis le jury et a prouvé, s’il en était besoin, que les jeunes aiment encore la littérature et l’écriture.

Les prix

  • Premier prix : Leonardi Lucas (Première générale)
  • Deuxième prix : Karatay Axel (Première technologique)
  • Troisième prix : Lallement Sébastien (Première générale)
  • Prix du jury : Gaglio Mila (Orientée en 1ère L) & Neble Nicolas (Première générale)

Le lycée Les Eucalyptus a encore été particulièrement bien représenté cette année dans le cadre du concours jeunesse de la Nouvelle proposé par la Ville de Nice. Dans la catégorie « lycée » les cinq nouvelles primées ont été composées par Mila, Lucas, Axel, Sébastien et Nicolas, anciens élèves de la classe de seconde de Monsieur Carta leur professeur de français.
L’écrivain Didier van Cauwelaert a chaleureusement félicité tous les élèves primés insistant sur le fait que ce fut « une cuvée brillante et émouvante avec un sujet un peu casse-gueule quand même ! ».

Après la lecture de certains morceaux choisis extraits de leur nouvelle, Didier van Cauwelaert a donné quelques conseils bien ciblés à chacun…Par exemple, « bravo Nicolas, vous avez trouvé votre boîte à outils pour être un très bon écrivain ! » ou « vous nous emportez, Axel, dans des univers parallèles et vous le faites très bien ! » ou encore « Lucas, vous abordez le thème du message, lien entre les vivants et les disparus, et vous prenez le lecteur par la main tout en douceur mais aussi en lui faisant vivre cette aventure… ».

Toujours très attentif et proche de tous ces jeunes écrivains en herbe, Didier van Cauwelaert leur adressa un dernier message d’encouragement : « L’avenir c’est vous et grâce à vos histoires, on part dans des univers effrayants, touchants, émouvants et si novateurs à la fois que je vous félicite vraiment et vous adresse un grand MERCI !!! »

L’écriture, nous avons pu le constater lors de cette belle soirée au CUM, est toujours d’actualité chez nos élèves, chez les jeunes plus généralement et cela donne du baume au cœur aux enseignants. « Voilà comme je vis, comme je vois le monde, comme je respire…l’écriture est une respiration !!! » a conclu Didier van Cauwelaert.
N’hésitez pas à venir lire leurs nouvelles dont le recueil vous sera prêté au cdi…et le prochain thème du concours sera « Souterrains mystérieux du Paillon », alors avis aux amateurs… !