Le temps qu’on perd, théâtre Musella

HUGO MUSELLA
COMÉDIEN – AUTEUR

Le-temps-qu-on-perd-Dec-2015-LOGONé en 1977 à Nice où il réside, Hugo Musella est auteur, comédien, metteur en scène, animateur d’ateliers d’écriture et de cours de théâtre.

Il est titulaire d’une Maîtrise en Arts du spectacle, d’un Diplôme Universitaire d’animateur d’atelier d’écriture et du Diplôme d’Etat de théâtre. C’est dire comme tout ça est très sérieux. Parfois, il est régisseur, projectionniste, graphiste… mais ceci est une autre histoire.

Après avoir créé et dirigé l’Immense Aimant Théâtre quelques années, il a rejoint la Compagnie Voix Public en 2001. En 2012, suite à la création de «Molière l’intégrale et autres histoires. Enfin, surtout d’autres histoires parce que Molière, bon…» il participe à la création d’une nouvelle structure orientée sur la recherche d’une synergie profonde entre écriture et musique, qui fasse éclore un langage et un engagement résolument d’aujourd’hui : Le Limite Larsen Théâtre.

 

LE TEMPS QU’ON PERD

CRÉATION 2014

Où il sera question d’une expérience prolongée du temps, du record du monde du Rubik’s cube, d’Albert Einstein, d’un singe sur sa planète, d’une révolution de robots, de la progession de cubes bleus sur un bureau, des différentes formes de l’éclair et du super-héros Flash, entre autres.

LE SPECTACLE

Il se décline en trois parties et un tout :

  1. Le temps mathématique (l’horloge, la seconde, la minute, l’heure)
  2. Le temps personnel ressenti (ça paraît court, ça paraît long)
  3. Le temps capitalisé, valorisé, monnayé (perdre du temps, en gagner, qu’est-ce que cela veut dire et pour qui ?)
  4. Le tout, le liant, invite le spectateur à plonger expérimentalement dans sa propre appréciation de la durée, de l’attente ou de la fuite du temps (« Time flies when you’re having fun », dit-on en anglais).

POP CULTURE

Limite larsen theatre decembre 2015 ALe spectacle s’appuie sur une iconographie résolument pop : le super-héros Flash, le sprinter Usain Bolt, le (s) film (s) « Terminator », le roman (et les films) « La planète des singes », le Rubik’s cube… Il joue à la fois sur ces références ludiques et populaires mais aussi sur les nœuds de possibles qu’elles engendrent. Avec « La planète des singes » on ouvre sur la littérature, le cinéma et les mathématiques (la théorie de la relativité restreinte d’Einstein). « Terminator » nous entraîne vers le rêve du voyage dans le temps, mais aussi vers la place de la robotique et de l’informatique dans le monde moderne. Flash et Bolt, avec leurs records de vitesse, nous permettent d’ébaucher une réflexion sur la modernité et l’accélération du temps.

SCIENCES ET SOI

Derrière un masque théâtral ludique et une culture pop, le spectacle aborde très sérieusement des notions de mathématiques, de philosophie et de sociologie. Bien entendu, il n’est pas une fin en soi. Son ambition est d’ouvrir quelques portes, de semer quelques questions qui feront leur chemin par la suite.

Durant les trente minutes de ce spectacle de poche, nous proposons de nous arrêter un moment et de prendre le temps, simplement, d’une manière ludique, de penser au temps.

Chaque représentation sera suivie d’un débat avec les spectateurs.