« Un challenge pour mener de front les études et ma passion d’entreprendre »

RAJAE SLIMANIE logoBien qu’encore étudiante, Rajae SLIMANI a déjà toutes les apparences d’une véritable business woman. Détermination, dynamisme, volontarisme… ce petit bout de femme de 23 ans n’a pas froid aux yeux. Elle vient tout simplement « d’inventer un nouveau type de béton polymère » dont la principale vertu serait d’être moins onéreux à fabriquer que les bétons utilisés classiquement.

RAJAE SLIMANIE, 23 ANS

RAJAE SLIMANIE beton«  C’est en cours de dépôt de brevet et mon entreprise pourrait voir le jour en 2016, une fois diplômée », annonce Rajae SLIMANIE. Actuellement en deuxième année à l’école ingénieurs INP-ENSEEIHT, l’étudiante n’a pas perdu de temps. « Mon projet est née quand j’étais encore en classe préparatoire à Nice, raconte Rajae SLIMANI. C’était même dans le cadre d’une épreuve TIPE (Travail d’initiative personnelle encadré) pour les concours aux grandes écoles scientifiques. J’avais choisi un sujet en lien avec la thèse de mon père décédé quand j’avais 12 ans. Je voulais lui rendre hommage en comparant moi-même deux types de béton. Lors de mélanges, j’en ai découvert un nouveau dont les propriétés plus économiques et plus écologique pourraient intéresser les entreprises du BTP. » Encouragée par son tuteur à poursuivre ses travaux de recherche, Rajae n’en oublie pas moins ses concours et est admise à l’école d’ingénieurs toulousaine INP-ENSEEIHT. Plus surprenant, elle opte pour la filière informatique et mathématique appliquées en première année et non pour la filière spécialisée dans les matériaux. « Le béton n’est pas mon domaine de prédilection mais plutôt une intuition, justifie-t-elle. Une fois brevetée, je suis persuadée que la solution pourra s’exporter à l’international. Mais je ne m’arrêterai pas à ce projet entrepreneurial, ce n’est que le début ! »

« NE PAS PERDRE DE TEMPS »

RAJAE SLIMANIEOriginaire du Maroc, Rajae SLIMANIE a la passion d’entreprendre. On la voit déjà telle une future business woman  parcourant le monde. Mis en place l’année dernière au sein de l’INP ‘ Institut national polytechnique), le statut d’étudiant-entrepreneur a donc été un coup d’accélérateur. Dès la soirée d’admission au statut, elle entre contact avec Toulouse Tech Transfer, la Société d’Accélération de Transfer de Technologies de Toulouse Midi-Pyrénées, pour lui permettre d’avancer dans les démarches d’obtention de brevet.  L’étudiante peut ainsi poursuivre ses recherches et se concentrer sur la maturation du projet en bénéficiant des équipements d’un laboratoire de l’INSA (Institut national des sciences appliquées). «  Je passe quasiment tous mes vendredis au LMDC (Laboratoire Matériaux et Durabilité des Constructions) ; souligne Rajae. Mais cela n’affecte pas mes études. Le statut d’étudiant-entrepreneur me permet de mener de front le projet ainsi que les cours. C’est un challenge à relever chaque jour ! » Outre un accompagnement personnalisé, des modules de management et de marketing complètent sa formation tandis que la CCI Chambre  de commerce et d’industrie) met en place des formations d’administration et de fiscalité pour créer son entreprise. L’année prochaine, dans le cadre d’un partenariat noué entre l’ENSEEIHT et Sciences Po, Rajae prévoit d’effectuer sa troisième année à Paris afin d’obtenir le master « Economics and Business ». « Cette formation m’aidera à développer mon projet à l’international » On l’aura compris, l’étudiante est déjà une femme pressée qui ne veut pas perdre de temps !

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