CONTRE LE TERRORISME : UNE ODE A LA LIBERTE ….les élèves s’expriment !

fondation-de-france-decembre-2016-aDans le cadre de l’hommage aux victimes niçoises du Terrorisme, Cécile Malo, déléguée générale de la Fondation de France a réuni en cette émouvante soirée du 22 novembre tous ceux qui ont pu témoigner de l’horreur du 14 juillet. Les acteurs de cette mobilisation, journaliste, médecin, responsable de la lutte contre la radicalisation, invités ce soir là ont sensibilisé l’assistance à l’intervention humaine mise en œuvre face à la détresse des victimes, des familles, des enfants… Cécile Malo a félicité les témoins en insistant sur la force de la solidarité, de la fraternité et de  la culture contre la barbarie.

La fondation a expliqué comment, dans le cadre du Mécénat,  a surgi cet incroyable élan de générosité des Niçois et des donateurs anonymes. Tous ont, à leur façon, voulu combattre l’absurdité.
« Ce fut une ode à la liberté…un mouvement de solidarité dont la volonté était de construire à nouveau quand tout est déconstruit…la prévention contre le radicalisme »

fondation-de-france-decembre-2016-bLes élèves du Lycée des Eucalyptus, ont voulu, face à la folie des hommes, faire leur propre  ode à la liberté. Leurs écrits sont profonds !
Voici ce qu’ils témoignent: « Nous avons des identités multiples, nos origines, nos caractères, c’est cela notre richesse car nos regards diversifiés nous conduisent à plus de tolérance et de respect de la différence.

Travailler, écrire ensemble, nous avons pu le faire car notre professeur a su créer un environnement favorable à cette écriture et nous sommes fiers ce soir que vous nous entendiez »

Certains textes du patrimoine  littéraire, les poèmes d’Eluard, de Prévert, la lettre à la jeunesse de Zola  se sont mêlés aux écrits des  élèves  lus par Olivier Sitruk et Toinette Laquière, comédiens et acteurs. Dans la salle, l’émotion fut réelle.

Le mot du Proviseur, Hervé Beauvais

L’horreur de cet été a crée un vrai fracas, éveillant en chacun de nous le besoin d’être utile.

Alors, quand la Fondation de France engage, comme un remède, le projet d’écrire une « ode à la liberté », voici pour nous le chemin qui se donne à voir.

Riches de l’expérience des testaments littéraires pour lesquels les élèves de Madame Géhin Nadine avaient déjà répondu présent en 2014, nous avons proposé aux jeunes des classes de mécanique automobile, d’électronique et de carrosserie de rentrer dans l’aventure.

Partant des Identités meurtrières d’Amin Maalouf en lien avec le programme de terminale, les élèves ont sélectionné certains passages. Ils les ont questionné et ont essayé de se les approprier faisant entendre, dans un échange animé, leur désir d’échapper à la violence. Ceci passe par une connaissance de soi menant à une meilleure compréhension de l’autre.

Comment dépasser les angoisses d’une actualité inquiétante, comment parcourir les jardins de la pensée et permettre au rêve de se déployer si ce n’est en créant.

Ce qu’en dit la professeure, Nadine Géhin

J’ai voulu étudier des textes littéraires avec des élèves non littéraires en les invitant à un questionnement sur ce que signifie être libre et ne pas pouvoir ou savoir comment  l’être. Leurs propres interrogations ont servi de moteur à leur curiosité et sont entrées en résonnance avec  Les Identités meurtrières d’Amin Maalouf, la pensée qu’il éveille, les dilemmes qu’il soulève et les voies qu’il ouvre.

Les élèves, tous volontaires, se sont réunis en dehors de leurs heures de cours, le soir pour les internes et pendant leur temps de repas où ils ont crée un conte, une fable, une nouvelle, quelques pages d’un journal intime, de la poésie et une Antigone, symbole de leur flamme adolescente passionnée.

Pendant deux mois, nous avons partagé avec plaisir cette vision qui implique l’idée suivante : «  si le monde n’a pas de sens, rien ne nous empêche de lui en donner un qui ait du sens pour nous. »
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