Le festival du livre 2018 a récompensé deux élèves du lycée professionnel des Eucalyptus

« La culture pour rassembler…»

Samedi 5 juin, 10 h c’est l’effervescence au forum des auteurs, pourquoi une telle affluence s’interroge t’on autour de nous ? « C’est la remise de prix du concours jeunesse de la nouvelle. Cette année le thème est : une nuit à l’Observatoire. »
De cette foule, deux élèves de seconde électronique se détachent: Erwin Martin et Matteo Rapelli. Ils sont venus avec leurs parents, leurs enseignants et deux amies, Elsa et Maud du Club de Théâtre, afin de célébrer et vivre un moment unique. Il est question d’une récompense.


Oui, nous sommes tous là pour le 2ème prix de la nouvelle catégorie lycée. Cette récompense est née d’un travail collectif et dense. Au lycée des Eucalyptus c’est Cédric Jacob qui est venu pour nous passionner de ce qui le passionne, l’astrologie et l’histoire de l’observatoire de Nice.

A quoi ressemble t-il ? Qu’elle est son origine? De cet intérêt pour ce lieu si particulier, naîtra le récit et l’écriture … C’est Nadine Géhin leur professeure de Français qui a lancé cet atelier comme une aventure collective riche et prenante : ce furent des heures intenses, parfois folles pour s’interroger sur le sens des mots, sur le sens de l’histoire, il a fallu construire mais aussi déconstruire, essayer, puis recommencer, puis lâcher prise, et finalement recréer cette « nuit étoilée » parcourue du souffle d’un certain « Vincent » le peintre à l’oreille coupée…

Sur le Podium, Jean Luc Gagliolo ouvre l’événement : « Ce concours n’aurait pu se faire sans vous les écrivains et vous cher public » déclare le Conseiller Municipal, délégué au Patrimoine Historique, à la littérature, à la lutte contre illettrisme, au Théâtre.
5000 visiteurs, 200 auteurs et cette volonté de la ville de laisser la porte ouverte à tout type d’écriture. Ainsi, autour de l’écriture vont se rencontrer, se côtoyer les professionnels mais également les amateurs. En effet, juste avant les jeunes, les Seniors ont été mis à l’honneur dans un mouvement commun répondant à cette question indispensable : Pourquoi écrire ?

Monsieur Carta, écrivain et professeur au lycée est présent il suit le discours de Jean Luc Gagliolo qui poursuit : « la culture pour rassembler ». Le ton est affirmé, passionné. « La culture pour partager. Les temps s’y prêtent. La langue est le ciment de notre pays. Je pense aux jeunes qui s’en emparent, c’est l’avenir alors, faisons en sorte d’œuvrer pour les mots car c’est faire œuvre commune ! »

Après ce discours qui recueille une écoute vibrante d’énergie enthousiaste, c’est Laurence Patti, représentante du Recteur qui prend la parole. « Sic itur ad astra « , « ainsi atteint-on les astres ». D’une voix posée, douce, elle cite le poète latin Virgile et s’adresse à chacun des jeunes et du public avec une simplicité et une proximité de cœur particulièrement touchantes. « C’est extraordinaire d’écrire et porter ainsi l’imaginaire si haut ! »

L’écrivain et président du jury, Didier Van Cauwerlaert est à ses côtés. Il adresse à chaque lauréat une intention stimulante. « Moi, j’ai commencé à 7 ans, à l’école des Magnolias . Vous savez écrire, c’est mettre le meilleur en mots, c’est une envie, un besoin un rêve et ça ne se lâche pas ! Ne laisser pas vos rêves s’éteindre si vous sentez cette force en vous ! Dites alors qui vous êtes et comment vous trouvez le monde, c’est essentiel ! »
Erwin et Matteo sur le podium sont impressionnés, intimidés, ils ne voient pas qu’ils symbolisent l’éclat d’une jeunesse radieuse : cette beauté, ce rayonnement ils le partagent avec leurs camarades des autres écoles, collèges et lycées aussi primés. Ils reçoivent leurs présents de la ville, posent pour la photo puis se prêtent avec les autres lauréats au jeu des dédicaces autour d’un buffet généreux.

Ces Rencontres conviviales, riches, inter- générationnelles sont à l’initiative de la ville, de Natacha Rolle, Jean Luc Gagliolo et de ceux qui partagent cet amour des mots qui sont tellement nécessaires pour comme l’a dit Monsieur le Maire Christian Estrosi « la culture est là pour rassembler » « et pour accéder à un infini espace de liberté ».