Les élèves de seconde et terminale systèmes numériques accompagnés par leur enseignante de français, Nadine Géhin, ont vécu une année feuilleton en participant au projet du Théâtre National de Nice Lettres à…mon père à partir du roman Questions à mon père d’Eric Fottorino. Les élèves ont écrit des lettres puis, préparés à l’oral par le comédien Frédéric de Goldfiem, ils ont pris la parole sur la Coulée verte. Grand moment !
Episode 1 : ECRIRE
Sacré défi pour les élèves que d’écrire sur leur père.
Nicolas : « Non mais Madame, c’est trop intime ! »
Nadine Géhin : « Tu peux inventer un père, tu peux avoir recours à ton imaginaire, tu n’es pas obligé de dire vrai, tu peux « mentir vrai » si tu veux… »
Après les premières réticences, Nicolas et sa classe ont assez rapidement perçu qu’il ne s’agissait pas de faire une dissertation, qu’ils avaient le choix et donc le pouvoir d’aller sur le terrain de la création. lls se sont mis a creuser la relation à leur père, à enquêter, à observer, à motiver un dialogue, à chercher l’anecdote, à faire ressurgir leur enfance, à interroger leurs souvenirs pour tout poser sur un cahier.
L’écriture a jailli dans l’intimité d’un temps avec leur enseignante, un temps en dehors de la classe, séparément , un temps de confiance fait de confidences , de silences, d’interrogations, de questionnements intimes et finalement d’écriture. Il a fallu trouver les « bons mots », le bon rythme pour entendre la petite musique en soi. Oser penser sa douleur parfois pour panser la blessure, écrire pour se guérir , écrire pour « cracher le caillou trop longtemps coincé dans la bouche » , écrire pour marcher le temps d’une lettre à côté du petit garçon que l’on a été, lui sourire et dialoguer tendrement avec son passé, s’épancher, rire de soi, de la vie et de la joie de pouvoir trouver le ton de de sa lettre. Chacun est allé à la rencontre de son style dans cette quête étonnante de soi à travers le rapport de filiation.
Episode 2 : THEATRALISER
Comment joindre la parole aux gestes ? Comment lire et faire vivre ?
Frédéric de Goldfiem , comédien permanent de la troupe du TNN est venu trois fois au lycée à la rencontre des deux classes du lycée . A travers des exercices d’improvisation permettant de libérer la parole et l’imagination, par l’ écoute des lettres des élèves et un travail de metteur en scène, il a amené les jeunes à prendre conscience que les mots « sont des êtres vivants » qu’il ne faut pas négliger car ils sont sacrés et précieux. Ils ont ainsi découvert comment les entendre et comment se laisser parcourir par ce qu’ils portent pour faire de leur voix et de leur corps les outils de cette transmission.
Comment être attentif aux silences, mieux maîtriser son instrument, sa voix, par le souffle, la diction et regarder le public…
Mohamed, Lucas, Valentin, Baptiste, Clovis, Quentin, Nicolas, Fabien se sont saisis de ces clés d’oralité pour tenter l’aventure en étant dans un présent pleinement vécu.
Valentin : « trop cool Frédéric ! Pourquoi on n’a pas plus de cours avec des comédiens ? »
Bonne question Valentin . Pourquoi ?
Petit à petit la timidité a laissé place à la curiosité, puis à l’envie et au goût du défi. Aller jusqu’au bout, franchir le pas et monter sur le plateau du kiosque de la Coulée verte à la rencontre d’un public.
Episode 3 : SE PRODUIRE SUR SCENE
Mercredi 8 juin, Baptiste, Fabien , Erwann, Antonio et Nicolas ont lu leur propre lettre à leur père ou celles écrites par leur camarades en présence de quelques copains de classe assis dans l’herbe, de leurs parents émus, de leurs professeurs tout autant et la classe d’UP2A de Madame Dalleau venue en soutien avec des enseignants du lycée et le public présent .
Thibaut Kuttler , responsable du projet et comédien de la troupe du TNN les a, avec conviction et énergie, admirablement bien coachés pour que lors de cette prise de parole intense et éphémère , ils soient en confiance malgré le tract et prennent pleinement conscience que leur parole est puissante !
Suivez cette grande aventure qui a engagé 23 autres établissements, plus de 680 élèves et 90 enseignants sur le livret pédagogique.
Belle lecture, belle découverte et à l’année prochaine avec les Lettres à …mon amour.


En effet, par des activités innovantes, créées à partir de situations problèmes que l’on a eues à travers nos échanges entre chercheurs (IPGP – CNES – NASA – OCA) et enseignants sur le sujet de la planétologie, les élèves ont été amenés à pratiquer une démarche scientifique. D’une part, ils ont dû mettre en œuvre l’exploration de données brutes via des langages de programmation pour en tirer des informations sur les perturbations météorologiques et sur l’atmosphère de Mars. D’autre part, il s’agissait de combiner les informations collectées à d’autres sources d’informations : des expérimentations en laboratoire, et des données d’autres instruments comme SEIS, afin d’expliquer des corrélations par des liens de cause à effet.

« Le principe du Clean Walk est le ramassage de tous les déchets que l’on voit ! » confirme Monsieur Bertin, CPE du LP Les Eucalyptus. Afin qu’une telle action, pensée par les élèves, ait plus d’impact, il a été décidé de l’organiser sur plusieurs jours et de faire porter aux élèves volontaires un tee-shirt où était imprimé un slogan expliquant les risques liés à la pollution.
Du mardi 21 au jeudi 23 mai, lors de la récréation du matin, les volontaires élèves mais aussi adultes se sont retrouvés devant les bureaux de la Vie scolaire LGT : distribution de tee-shirts, de sacs poubelle, de gants…pour tous !
C’est dans le cadre d’un projet Ines, validé en 2019 mais reporté en 2020 pour les raisons sanitaires que nous connaissons tous que les élèves de terminales carrosserie et outillage ont réussi, lors d’ateliers d’écriture co-construits avec leur professeure de français Nadine Géhin et le musicien Iraka, à composer une parole slamée collective.
L’écriture des chansons s’est déroulée en plusieurs étapes .
La seconde étape a consisté à mettre les strophes et les phrases en musique. Moments magiques devant le micro où tous, très concentrés se sont écoutés, respectés, entendus, appréciés. La couture des voix, l’harmonie des sons, la découverte de soi fut la dernière étape avant le spectacle joué dans l’intimité du CDI.
Si écritures et paroles à haute voix ont parmi à nos élèves un ailleurs de créativité s’ouvrant sur une meilleure confiance en soi et aux autres, alors le pari est gagné. Ecoutons les dans la vidéo réalisée par Charlotte Moreno.
« S’engager, c’est donner » (Waël). Donner pour les élèves, cela se traduit par donner de son temps, participer à des actions, faire don de matériel, mettre à disposition des savoir-faire, éventuellement participer financièrement si on en a la possibilité… « N’hésitez pas, donnez un peu de votre temps libre pour les autres ! » serait le slogan que Joris proposerait à Abdel pour promouvoir les élans bénévoles.

Le projet, commencé en 2020, s’est achevé en 2021, crise sanitaire oblige, mais il a pu être mené à son terme. Il a pris appui sur deux axes : un petit groupe de terminales, a travaillé ensemble dans leurs ateliers respectifs ainsi qu’en cours d’anglais. L’objectif étant de présenter des voitures américaines en anglais, pendant la journée « portes ouvertes » du lycée.
En petits effectifs, ils ont d’abord soigneusement préparé leurs questions en anglais, pendant que deux élèves filmaient la scène. Pierre et Noa, ont ensuite, réalisé le montage, aidés de leurs enseignants…..sans oublier d’y ajouter une musique entrainante des « sixties » !!
« J’ai beaucoup apprécié travailler avec mes collègues de classe sur ce projet vidéo » (Enzo, TSN)
Le parcours de Kristian, célèbre dessinateur local a beaucoup interessé les élèves. C’est dès son plus jeune âge que Kristian se passionne pour le trait sans savoir que cela deviendrait son métier ! Publiant dans de nombreux journaux, notamment Nice-Matin ou Le Dauphiné Libéré, mais aussi partenaire de médias tv comme France 3 Côte d’Azur, il dessine également chaque année des chars pour le carnaval de Nice et expose même jusqu’en Chine et au Japon. Kristian est aussi partie prenante dans l’organisation Cartooning for Peace où de très nombreux dessinatrices et dessinateurs du monde entier se sont unis dès 2006, l’urgence étant de mieux faire connaître leur profession. A l’initiative de Jean Plantu, dessinateur historique du journal Le Monde (qui a d’ailleurs publié son dernier dessin de Une mercredi 31 mars après 49 années d’implication au journal) et de Kofi Annan, prix Nobel de la Paix et secrétaire général des Nations Unies, l’objectif de Cartooning for Peace était et reste d’œuvrer pour la paix et le vivre-ensemble, particulièrement mis à mal ces dernières années. Déjà en 2006, Kofi Annan clamait : « Les dessins de presse nous font rire. Sans eux, nos vies seraient bien tristes. Mais c’est aussi une chose sérieuse : ils ont le pouvoir d’informer mais aussi d’offenser. »
Parce qu’en réalité, « le dessin, c’est magique ! » déclare Kristian. On peut le comprendre quelque soit la langue que l’on parle, le pays d’où l’on vient, quelque soit l’âge que l’on a, les enfants comprennent très bien le langage dessiné. « Ce qui est le plus important, c’est la liberté d’interprétation ». A la question d’un élève « par le dessin, vous voulez transmettre un message ou est-ce juste un acte artistique ? », Kristian répond « que représenter par le dessin, c’est faire des choix. Des choix de couleurs, de tonalités, d’impressions. La difficulté du dessin de presse, à la différence de la bande dessinée par exemple, c’est que tout doit être dit en une seule image ! ». Rappelant que la caricature est une tradition française républicaine protégée par la loi sur la liberté de la Presse datant de 1881 ainsi que par la jurisprudence des tribunaux, Kristian prend pour exemple les portraits peu avantageux des rois de France ou les symboles utilisés qui ont traversé le temps et les territoires. Aujourd’hui, la colombe signifie toujours la Paix !
Le métier de dessinateur et de caricaturiste est précieux, il est historiquement un vecteur d’émancipation et de liberté. Aujourd’hui, il est mis à mal à cause d’incompréhensions, de fausses interprétations, et de nombreux professionnel.le.s y ont laissé et y laissent leur vie. Cette liberté d’expression, fragile dans certains pays, doit être défendue. En France, il n’y a qu’une quarantaine de dessinateurs professionnels et avec l’essor de la presse numérique, la place du dessin se réduit de plus en plus. Un dernier message de Kristian à son public d’élèves : «
Parti à l’âge de 15 ans d’Alger où il grandit, Alain Vircondelet confie que c’est à partir de ce choc émotionnel terrible qu’il décidera d’écrire et de raconter. C’était en 1962 et quelques décennies plus tard, son envie et sa force d’écriture ne l’ont pas abandonné ! Il raconte aux élèves son parcours unique : à 19 ans, il écrit une lettre à Marguerite Duras qu’il admire afin de la rencontrer, elle acceptera et s’en suivront de longues années de connivence, confiance, faisant d’Alain Vircondelet, le fils spirituel de la grande écrivaine. Lorsqu’il lit Antoine de Saint Exupéry, c’est également un choc – « une force inouïe se dégage de ses textes, Courrier sud, Vol de nuit, Terre des hommes, Citadelle et Le Petit Prince, bien sûr ! Une nourriture, une force exceptionnelle ».


C’est dans le cadre d’un atelier interdisciplinaire (Physique/Chimie et Documentation) que les élèves de la classe Passerelle ont pu découvrir le film documentaire de Luc Jacquet, « La glace et le ciel ». Relatant la vie du célèbre glaciologue Claude Lorius, ce film émouvant et extrêmement instructif, a suscité beaucoup de réactions et d’échanges lors d’un débat.
Claude Lorius, véritable précurseur et lanceur d’alerte, fut au départ discrédité par ses pairs. Il fallut attendre plusieurs décennies avant que ses découvertes soient prises réellement au sérieux ! « C’est la COP 21 qui permit une prise de conscience mondiale et restera comme un évènement historique » Axelle


