Que fait-on en Enseignement Technologique en Langue Vivante 1? A quoi sert cette matière au programme de STI2D? Voici quelques explications sérieuses (version professeur) et un exemple plus drôle (version élève) de ce qui peut être fait par nos élèves de STI2D.
La version « prof »
Futurs techniciens ou Ingénieurs, les élèves de STI2D seront amenés à travailler avec des fournisseurs ou des clients étrangers. L’anglais sera alors le moyen de communiquer avec ces partenaires allemands, tchèques, italiens ou écossais. Il est donc légitime que ces élèves se préparent à s’exprimer en anglais sur des sujets technologiques.
En terminale, les élèves passent une épreuve d’Enseignement Technologique en Langue Vivante 1. Lors de deux épreuves orales spécifiques, ils doivent communiquer en anglais sur le projet qu’ils conduisent en enseignement de spécialité (ITEC, SIN, EE, AC). En s’appuyant sur un diaporama incluant des documents techniques ou différents médias, ils doivent expliquer le but de leur projet, leur organisation, les travaux qu’ils ont menés et les résultats qu’ils ont obtenus (expérience, maquette numérique, simulation, prototype).
La version « élève »
Peu importe le moyen, le but est donc de faire en sorte que les élèves s’emparent d’un sujet technologique et communiquent dessus en anglais. M. BESSIERE et M. BEYRIS ont demandé à leurs élèves de première de réaliser un « tuto » sur un système ou un logiciel qu’ils utilisent dans leurs laboratoires STI2D (enseignement de spécialité ou enseignement transversal). Une liberté totale était laissée sur le scénario et le ton de la vidéo pour peu qu’il y ait du contenu.
Les élèves, habitués à regarder ces petites vidéos, ont surpassé les attentes de leurs professeurs en répondant parfaitement au sujet posé… et en ajoutant leur touche personnelle. Duncan, Julien, Jennifer et Matthieu vous expliquent donc en images et en anglais ce qu’est Flowcode, un logiciel qu’ils utilisent en SIN pour programmer des cartes électroniques (ARDUINO, E-blocks). Attention les yeux et les oreilles!

L’accueil a eu lieu à 8 heures, dans un esprit très accueillant et convivial. L’association régional IHEDN, présidé par M. PERRIER (Pour le Var et la Corse) et M. TAFANI (Président Côte d’azur) étant donc représentée. Les deux présidents ont eu la parole, suivi du grand chancelier des universités : Monsieur Emmanuel ETHIS !
Si je dois conclure sur le message général de ce rendez-vous, ce serait un message qui veut rapprocher la jeunesse avec de l’esprit de la défense, en ces temps tourmentés.
Au programme
Témoignages d’élèves
Jeudi 21 et vendredi 22 avril, Pierre Coullet, physicien, de l’Université de Nice Sophia Antipolis rencontre dans le cadre du projet Médites, les élèves de 1ère carrosserie pour un artifice d’expériences inattendues…
Mais en attendant, afin d’éveiller la création, Pierre Coullet vient au lycée avec son miroir cabossé. Dès le commencement, il suscite la curiosité. Les élèves sont captés par cet objet qui déforme, transforme, revisite les corps, les lumières, les proportions. Tel un kaléidoscope de l’imaginaire, ce « beau miroir » leur permet de se photographier.
Monsieur Coullet avec une feuille de papier de grand format et une petite lampe à leds arrive au même résultat. Magique ? Non, le principe est le même que celui du miroir déformé. La carrosserie joue le rôle du miroir que l’on éclaire et dont les défauts sont projetés sur la feuille de papier.
Cette année, les sections Technicien d’Usinage et Technicien d’Outillage ont eu l’occasion de faire la démonstration de leur savoir faire.

Livraison des caissons la veille des épreuves , immersion des caméras le jeudi 21 avril au soir .
Ce concours national organisé par l’Union des Professeurs de Sciences et Techniques Industrielles (UPSTI) a pour but d’apprécier et de récompenser des projets expérimentaux en sciences de l’ingénieur, menés par des équipes de lycéens pendant plusieurs mois. Cette action vise à développer chez les élèves l’esprit d’initiative, le goût pour la recherche et les compétences de l’ingénieur.
Cette année, 5 équipes de T SSI du lycée des Eucalyptus ont concouru et c’est le projet «neuroprothèse » qui a été sélectionné pour participer à la finale. Cette innovation permet, à l’aide d’un casque arceau, de capter les signaux du cerveau afin d’entraîner des mouvements similaires à la marche, chez un paraplégique portant une prothèse.
Quel rapport y a t-il entre le conversion d’énergie dans une centrale hydraulique, la stabilité d’un pendule inversé, le freinage par courant de Foucault, la résistance des suspentes de parapente, les efforts aérodynamiques sur une aile d’avion, ou encore l’optimisation d’un composite carbone-époxy? Ce sont tous des sujets de TIPE, choisis cette année par des étudiants de Psi, deuxième année de préparation aux écoles d’ingénieurs.
Le travail d’initiative personnel encadré, ou TIPE, est une épreuve commune à la plupart des concours d’entrée aux Grandes écoles scientifiques. Le but est de faire découvrir aux étudiants la démarche scientifique de l’ingénieur en valorisant leur autonomie et leur esprit d’initiative. Les candidats réalisent pour cela une étude sur un sujet de leur choix, cette étude comportant une partie théorique appuyée par une expérimentation ou une simulation. Il leur faut donc, le plus souvent, concevoir une maquette permettant de mettre ne évidence le phénomène physique qu’ils souhaitent étudier.
Cette conférence organisée par l’IEEE (l’une des plus grandes associations mondiales pour la promotion de la technologie), a pour objectif de présenter des méthodes et des pratiques d’enseignement innovantes qui participent à la formation des ingénieurs dans le monde. Plus de 45 pays y sont représentés chaque année. Ce type de prise de parole nous permet de montrer à la communauté éducative internationale notre vision de la formation des ingénieurs, nos spécificités et les idées innovantes que nous portons dans notre stratégie de formation.
Les ingénieurs sont au coeur du processus de conception des systèmes complexes et doivent chaque jour relever les défis de la compétitivité, de l’innovation et de la performance. Cela ne peut se faire sans l’intégration de processus industriels structurés, ni sans la maitrise des outils modernes de modélisation et de simulation. A chaque étape du cycle de conception, les méthodes mises en oeuvre doivent permettre de baisser les coûts, de réduire le risque d’erreur et d’en minimiser les impacts.