Un clip musical avec les élèves de 2nde REMI 2 du Lycée Technique Les Eucalyptus à Nice, créé lors d’ un projet de prévention contre le décrochage scolaire.
PRÉSENTATION
Les élèves ont interprété et participé à la mise en scène et à la réalisation du clip musical. Ils ont ainsi découvert la pratique de plusieurs langages artistiques (musique, danse, voix, chorégraphie, écriture). Cette oeuvre dans son modèle de construction, comme dans son propos, défend poétiquement les notions du positif, de l’encouragement, de l’esthétique, du groupe social et de la vie.
La Compagnie Artvivace a réalisé cette activité de partage autour d’une expérience de création, interprétation et réalisation d’un clip musical à destination d’élèves du Lycée Les Eucalyptus (Nice) en risque de décrochage scolaire. Le projet a duré 17 heures, réparties en 3 sessions, il s’est déroulé au Lycée des Eucalyptus à Nice les 24, 25 et 26 novembre 2021.
Les intervenants de la compagnie sont : Cédric Gonnet, Direction, auteur-compositeur et chorégraphe, Marie Lune (Audrey Laure Drissens), metteuse en scène, Hanna Cohen, Anthropologue, psychologue clinicienne et psychothérapeute, assistante à la création et Julien Sanine, vidéaste et photographe.
JEUX DE MAINS, JEUX D’USINEUR. QUAND L’OEUVRE CRÉE LE LIEN SOCIAL
par Hanna COHEN
Deux ans après le début de la crise sanitaire du COVID-19, les adolescents éprouvent encore les retentissements d’une pandémie aux allures de guerre mondiale. Si pour ces adultes en devenir, l’enjeu principal se fonde dans le lien social, on peut s’interroger sur l’impact de mesures
gouvernementales telles que les restrictions de déplacement, l’interdiction de rassemblement, l’obligation du port du masque et des gestes barrières, notamment.
Force est de constater que les cours en visio, l’isolement chez les jeunes et plus particulièrement la mise à distance d’avec leurs pairs ont altéré le lien social comme les modes de communication eux-mêmes. Au-delà des réseaux sociaux qui permettent essentiellement aux adolescents d’exister librement, le recours aux écrans devient de nos jours le seul remède contre les affres de la solitude où règne l’illusion du lien à l’autre.
Au sein d’une société occidentale qui prône l’ultra-connexion et le consumérisme, la profusion d’images préfabriquées génère un idéal dans une société vide de sens ; société dans laquelle les individus trop peu socialisés cultivent l’hyper-individualisme. Mais dans cet univers où l’individu peut apparaître à la lumière des écrans, influencer par des « likes » grâce à ses « followers », quid de la rencontre ; de l’interaction vivante, celle qui permet l’authentique relation à l’autre, dans laquelle l’identité se fonde ?
Et si une démarche collective artistique avait une vocation de lien social ?
L’expérience de co-création d’une oeuvre (clip musical) par une classe de lycéens (classe de seconde Technicien d’Usinage – Lycée Les Eucalyptus à Nice) auprès d’une troupe d’artistes (Compagnie Artvivace – Les P’tites Ouvreuses) a permis de fabriquer un objet qui s’est inscrit dans une communauté de sens, conduisant ainsi à une oeuvre didactique. L’action artistique et culturelle impliquait un engagement des jeunes dans un espace de créativité (la salle des machines) autour notamment de jeux de mains ; jeux d’usineurs faisant liens et oeuvre. L’adolescent était invité à une démarche d’expérimentation et d’autonomisation dans laquelle il était libre de ses choix en tant qu’acteur à part entière, au coeur d’un projet qui lui a conféré une place singulière. La valorisation de sa participation ainsi que l’inscription du clip musical en tant qu’oeuvre permanente dans le temps et l’espace ont participé aux enjeux fondamentaux du lien social.
GUINGUETTE CHIC à l’atelier :
CRÉDITS
Avec : Isabella, Edmilson, Romain, Téo, Nicolas T, Nicolas L, Gino, Luka, Antonino, Rayan,Léonard, Sammy, Maedyn, Ottaviano, Rijad, Sofiane, Déni, Emmanuel, Mohamed.
Direction et création : Marie Lune et Cédric Gonnet assistés d’Hanna Cohen
Prises de vues : Julien Sanine
Sur la chanson : « Guinguette Chic » (C.Gonnet / C.Gonnet-S.Bouland) interprétée par groupe Les P’tites Ouvreuses (Artvivace).
Lien de téléchargement : https://imusiciandigital.lnk.to/Mewl8
Coordination : GIP FIPAN, Pôle Europe & International , Christophe Méssinéo et Lycée des Eucalyptus, Séverine Lotto (Proviseur adjointe), Didier Bertin (CPE), Richard Gavois.
Les photos de documentation réalisées par Hanna Cohen et les élèves et par Julien Sanine.
Production de l’oeuvre et du projet : compagnie Artvivace (Nice-France), tous droits réservés.
Partenaires de la compagnie : le Ministère de la Culture, la Région PACA, le Département des Alpes Maritimes et la Ville de Nice

Après des semaines de préparation, d’études analytiques de l’œuvre mais aussi de recherches documentaires sur les tribunaux de France et d’Amérique, tous les élèves de la classe ont investi leurs rôles : avocats de l’accusation, de la défense, témoins, greffier, procureur, jurés et juges, médecins légistes, psychologue, et jusqu’aux dessinateurs, avec un plaisir évident : «J’ai beaucoup aimé cette atmosphère ludique et conviviale et tout le monde était utile» (Georges), «l’investissement de certains était remarquable et a donné un intérêt ainsi qu’une vitalité au procès» (Léna), «on sentait que les élèves étaient impliqués et avaient une volonté de bien faire» (Ludivine).
Au-delà de ces retours enthousiastes, les enjeux didactiques étaient bien présents : «Ce procès m’a permis de prêter d’autant plus d’attention aux détails du livre» (Paul), «d’aborder l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille sous un autre angle, et a confirmé l’avis que je me faisais de sa culpabilité» (Ethan).
L’expérience n’a pas été exempte de surprise, de revirement : «Les témoignages qui auraient dû être pour la culpabilité de Grenouille sont devenus le contraire!» (Sultana), «retournement de situation inattendue avant d’annoncer notre verdict, en compagnie de notre invité surprise!» (Thomas).
Les élèves sont in fine ressortis grandis de ce procès mené tambour battant, «pas de moment de repos ! Beaucoup de paroles et d’arguments échangés» (Aya), «très enrichissant d’un point de vue personnel et humain» (Tom), «je pense que l’on peut tous être fiers de nous» (Max), «ce procès était plus intéressant et plus amusant que de regarder des séries sur Netflix (alors que j’adore ça !)» (Hedi)… Et un grand merci à Serhat pour sa participation amicale !

Accompagnés et guidés par leurs professeurs et encouragés par leur Proviseur et Proviseure adjointe, tous mobilisés pour cette manifestation, ces presque 200 élèves ont réalisé un parcours pluridisciplinaire (lectures théâtralisées, ultimate fresbee, garage des lumières, débats d’idées, concours d’affiches, escape game, quiz…) qui les ont amenés à exercer le vivre-ensemble qu’autorise ce grand principe républicain qu’est la laïcité.

Cette pièce fait partie des œuvres au programme des épreuves anticipées de français du baccalauréat, dans le cadre de l’objet d’étude : « Le théâtre du XVIIème au XXIème siècle » et du parcours associé : « Spectacle et Comédie ».
Les élèves ont été attentifs durant la pièce et n’ont pas manqué de questions lors de l’entretien qui a suivi :
Voir la représentation jouée d’un texte dramatique est un atout indéniable. Les élèves ont livré leurs impressions sur ce qu’ils avaient vu, avec fraicheur et maturité :
Spécialisée dans la fabrication de machine à café industrielle, la société nous a encore une fois chaleureusement accueillie en prenant soin d’expliquer étape par étape la conception et la fabrication de leur produit.
Voici en quelques mots le ressenti plus que positif des élèves sur cette visite
Les élèves de cette nouvelle promotion sont déjà très actifs au travers des projets proposés en classe. Certains ont en charge la numérisation d’une brouette à chenilles, alors que d’autres maîtrises déjà le process Numérisation-Impression 3D.

Au sein du cdi, deux expositions autour des mathématiques et des sciences physiques ont été accueillies, « Sciences et expériences » proposées par Monsieur Guez de l’Université Côte d’Azur et Monsieur Bogaert de l’Observatoire Côte d’Azur. Plusieurs classes d’écoles primaires ont découvert et expérimenté de nombreux aspects des mathématiques et de la physique, appliqués au quotidien…Etonnés et emballés, les élèves et leurs enseignants sont repartis enchantés !
A nouveau un franc succès pour cette édition 2021 : « Je suis allé avec ma classe de troisième au lycée Les Eucalyptus de Nice à l’occasion de la Fête de la Science. Tout a été parfait : organisation, accueil, prise en charge, choix des ateliers très intéressants, accompagnement dans le lycée par petit groupes de 3-4 élèves, activités interactives… Ça a ravi les élèves qui sont repartis très contents et avec quelques bons souvenirs. Merci pour tout, Collège Frédéric Mistral » ; « Encore merci pour votre accueil et la qualité des animations, les élèves ont été enchantés de leur petit cadeau ! En espérant revenir l’année prochaine…Ecole primaire Les Magnolias ».
La grande implication des enseignants du lycée Les Eucalyptus, l’équipe de physique/chimie pour le LGT, le pôle SN et TU/TO pour le LP ainsi que les étudiants d’Epitech, avec le lycée a un partenariat de longue date, a notamment permis d’accueillir 12 classes de primaire et 7 classes de collégiens.

Au dernier étage du Musée, de forme ronde donc puisque les visiteurs se hissent vers le ciel, la très belle collection de bouddhas est à découvrir ! Accompagnée jusqu’au 15 décembre par l’exposition temporaire de Caribaï, artiste peintre franco-vénézuélienne née à Tokyo, « Dans un monde flottant », où elle mêle le papier, matériau artistique extrême-oriental par excellence à des compositions intégrant le collage et la peinture. L’exposition porte bien son nom, elle laisse la liberté au visiteur d’imaginer ce qu’il veut dans un moment quasi méditatif. Particulièrement reposant et nourrissant à la fois !
« Une visite qui m’a plu parce qu’elle m’a fait découvrir un univers dépaysant liant culture et histoire. J’ai beaucoup aimé en visitant la rotonde, l’ambiance qui se dégageait de l’exposition de Caribaï avec la présence des bouddhas » Ninon.