Pourquoi s’engager ? Pourquoi créer une association ? Comment trouver l’énergie, le moteur pour une telle démarche ? Autant de questions qu’ont pu se poser les élèves en écoutant et en échangeant avec Abdel et Yoann, ce dernier étant bénévole à l’association et ancien élève du lycée Les Eucalyptus !
« S’engager, c’est donner » (Waël). Donner pour les élèves, cela se traduit par donner de son temps, participer à des actions, faire don de matériel, mettre à disposition des savoir-faire, éventuellement participer financièrement si on en a la possibilité… « N’hésitez pas, donnez un peu de votre temps libre pour les autres ! » serait le slogan que Joris proposerait à Abdel pour promouvoir les élans bénévoles.
Les objectifs de l’Association « Partage ton talent » créée par Abdel Madi sont simples mais généreux. Venir en aide aux plus démunis ou aux personnes isolées, contribuer à l’embellissement du cadre de vie dans le quartier des Moulins, à l’ouest de Nice, où Abdel vit depuis l’enfance, envisager des actions humanitaires, imaginer des projets autour du vivre ensemble et de la protection de l’environnement (partenariat avec la Recyclerie des Moulins)…En résumé, créer du Lien ! Pour Abdel, chacun a des compétences, des envies, des idées donc des talents, peut-être même méconnus, le plus important est de les partager !
Abdel a, dès son plus jeune âge, aimé s’engager, son parcours a beaucoup intéressé les élèves. Très tôt délégué de classe, il devient délégué européen puis étant passionné de théâtre, il devient ambassadeur auprès du TNN. Son désir, pour concrétiser ses envies d’aider, est de créer sa propre association, projet qu’il réalise dès ses 18 ans ! « J’ai toujours aimé aider les autres, me rendre utile, cela vient sans doute de mon éducation ! » (Abdel) « L’idée principale que je retiens de cette rencontre avec Abdel, c’est qu’il soit si passionné. » (Bakary)

L’Association « Partage ton talent » se développe, recueille un écho de plus en plus grand grâce aux initiatives d’Abdel et des bénévoles qui l’accompagnent et le soutiennent. « J’entendais beaucoup parler de lui dans le quartier, j’ai eu envie d’aller voir si ce qu’on disait d’Abdel était vrai ! Il est très humble, il fait énormément de choses, passe tout son temps à rencontrer des hommes politiques, à assister à des réunions, à y mettre aussi de son argent…en toute discrétion. Alors je n’ai pas hésité à rejoindre l’association ! » (Yoann) Ce qui peut retenir les jeunes à s’engager, c’est le temps consacré à cela : « oui, je passe toutes mes journées à faire vivre l’asso mais chacun est libre de donner ce qu’il peut ! » précise Abdel. Pour Joris, s’engager, c’est venir en aide aux autres sans être forcé, en le décidant vraiment. « S’engager, c’est être à 100% dans le projet ! » (William)

L’exemple d’Abdel inspirera peut-être certain.e.s élèves…plusieurs aimeraient s’engager ou sont déjà engagé.e.s dans des actions bénévoles. Les thèmes qui les intéressent particulièrement sont l’accompagnement des plus jeunes dans le sport, l’aide aux animaux, le handicap, l’environnement, les actions humanitaires. Beaucoup de possibilités existent, et dans le contexte d’une pandémie tel que nous le vivons depuis un an, les élans solidaires et fraternels sont importants et ne manquent pas…en témoignent les actions de l’association « Partage ton talent » !
Un grand merci à Abdel « pour le temps qu’il nous a consacré ! » (Yanis)
Le mot de fin à Axelle
« Partage ton talent est une association en mouvement, jamais au repos et qui soutient vraiment les jeunes de son quartier, vous ne serez pas de trop là-bas »

Le projet, commencé en 2020, s’est achevé en 2021, crise sanitaire oblige, mais il a pu être mené à son terme. Il a pris appui sur deux axes : un petit groupe de terminales, a travaillé ensemble dans leurs ateliers respectifs ainsi qu’en cours d’anglais. L’objectif étant de présenter des voitures américaines en anglais, pendant la journée « portes ouvertes » du lycée.
En petits effectifs, ils ont d’abord soigneusement préparé leurs questions en anglais, pendant que deux élèves filmaient la scène. Pierre et Noa, ont ensuite, réalisé le montage, aidés de leurs enseignants…..sans oublier d’y ajouter une musique entrainante des « sixties » !!
« J’ai beaucoup apprécié travailler avec mes collègues de classe sur ce projet vidéo » (Enzo, TSN)
Le parcours de Kristian, célèbre dessinateur local a beaucoup interessé les élèves. C’est dès son plus jeune âge que Kristian se passionne pour le trait sans savoir que cela deviendrait son métier ! Publiant dans de nombreux journaux, notamment Nice-Matin ou Le Dauphiné Libéré, mais aussi partenaire de médias tv comme France 3 Côte d’Azur, il dessine également chaque année des chars pour le carnaval de Nice et expose même jusqu’en Chine et au Japon. Kristian est aussi partie prenante dans l’organisation Cartooning for Peace où de très nombreux dessinatrices et dessinateurs du monde entier se sont unis dès 2006, l’urgence étant de mieux faire connaître leur profession. A l’initiative de Jean Plantu, dessinateur historique du journal Le Monde (qui a d’ailleurs publié son dernier dessin de Une mercredi 31 mars après 49 années d’implication au journal) et de Kofi Annan, prix Nobel de la Paix et secrétaire général des Nations Unies, l’objectif de Cartooning for Peace était et reste d’œuvrer pour la paix et le vivre-ensemble, particulièrement mis à mal ces dernières années. Déjà en 2006, Kofi Annan clamait : « Les dessins de presse nous font rire. Sans eux, nos vies seraient bien tristes. Mais c’est aussi une chose sérieuse : ils ont le pouvoir d’informer mais aussi d’offenser. »
Parce qu’en réalité, « le dessin, c’est magique ! » déclare Kristian. On peut le comprendre quelque soit la langue que l’on parle, le pays d’où l’on vient, quelque soit l’âge que l’on a, les enfants comprennent très bien le langage dessiné. « Ce qui est le plus important, c’est la liberté d’interprétation ». A la question d’un élève « par le dessin, vous voulez transmettre un message ou est-ce juste un acte artistique ? », Kristian répond « que représenter par le dessin, c’est faire des choix. Des choix de couleurs, de tonalités, d’impressions. La difficulté du dessin de presse, à la différence de la bande dessinée par exemple, c’est que tout doit être dit en une seule image ! ». Rappelant que la caricature est une tradition française républicaine protégée par la loi sur la liberté de la Presse datant de 1881 ainsi que par la jurisprudence des tribunaux, Kristian prend pour exemple les portraits peu avantageux des rois de France ou les symboles utilisés qui ont traversé le temps et les territoires. Aujourd’hui, la colombe signifie toujours la Paix !
Le métier de dessinateur et de caricaturiste est précieux, il est historiquement un vecteur d’émancipation et de liberté. Aujourd’hui, il est mis à mal à cause d’incompréhensions, de fausses interprétations, et de nombreux professionnel.le.s y ont laissé et y laissent leur vie. Cette liberté d’expression, fragile dans certains pays, doit être défendue. En France, il n’y a qu’une quarantaine de dessinateurs professionnels et avec l’essor de la presse numérique, la place du dessin se réduit de plus en plus. Un dernier message de Kristian à son public d’élèves : «
Parti à l’âge de 15 ans d’Alger où il grandit, Alain Vircondelet confie que c’est à partir de ce choc émotionnel terrible qu’il décidera d’écrire et de raconter. C’était en 1962 et quelques décennies plus tard, son envie et sa force d’écriture ne l’ont pas abandonné ! Il raconte aux élèves son parcours unique : à 19 ans, il écrit une lettre à Marguerite Duras qu’il admire afin de la rencontrer, elle acceptera et s’en suivront de longues années de connivence, confiance, faisant d’Alain Vircondelet, le fils spirituel de la grande écrivaine. Lorsqu’il lit Antoine de Saint Exupéry, c’est également un choc – « une force inouïe se dégage de ses textes, Courrier sud, Vol de nuit, Terre des hommes, Citadelle et Le Petit Prince, bien sûr ! Une nourriture, une force exceptionnelle ».


C’est dans le cadre d’un atelier interdisciplinaire (Physique/Chimie et Documentation) que les élèves de la classe Passerelle ont pu découvrir le film documentaire de Luc Jacquet, « La glace et le ciel ». Relatant la vie du célèbre glaciologue Claude Lorius, ce film émouvant et extrêmement instructif, a suscité beaucoup de réactions et d’échanges lors d’un débat.
Claude Lorius, véritable précurseur et lanceur d’alerte, fut au départ discrédité par ses pairs. Il fallut attendre plusieurs décennies avant que ses découvertes soient prises réellement au sérieux ! « C’est la COP 21 qui permit une prise de conscience mondiale et restera comme un évènement historique » Axelle



Créé par la Fondation Schlumberger pour l’Education et la Recherche, le Cercle FSER défend et promeut l’importance de la recherche fondamentale auprès du public. Plusieurs programmes de médiations scientifiques sont développés par cette fondation afin de rapprocher Science et Société.
Cette année, situation sanitaire exceptionnelle oblige, c’est sous la forme e-Declics que Guillaume Sandoz et 9 collègues chercheur(e)s, ingénieur(e)s et doctorant(e)s ont relevé le défi en Visioconférence avec les 35 élèves de la classe de 1ère Sciences de l’ingénieur de Mme Anne Roux, Professeure au Lycée Les Eucalyptus de Nice.
« J’ai trouvé cette conférence très intéressante. Les moments que j’ai le plus appréciés ont été les moments d’interaction avec les chercheurs, même si j’ai également beaucoup apprécié la thèse sur les canaux ioniques présentée au début. »
« J’ai bien aimé cette opération « déclics » car ça m’a assez surpris de savoir dans quels domaines et comment travaillent les scientifiques et pas mal surpris aussi lorsque la réponse à certaines de mes questions n’était pas celle que j’attendais (ex : je pensais que le but de la recherche fondamentale allait baisser à l’avenir, on m’a démontré que c’était faux et ça peut même augmenter !) »
Le film « A voix haute – la force de la parole » est un film documentaire écrit et réalisé par Stéphane de Freitas, coréalisé par Ladj Ly. Le film montre toutes les étapes du concours de débats Eloquentia, créé en 2016 par le réalisateur, originaire lui-même de Seine Saint Denis. Ce concours permet d’élire chaque année, le meilleur orateur du 93. Ouvert à tous les étudiants, le concours permet un travail sur soi-même, une prise de confiance, pour cela ils seront aidés et guidés par des enseignants, artistes et coachs volontaires pour le projet.
Le projet de concours Eloquentia créé et montré dans ce film par S.de Freitas permet aux jeunes de quartiers défavorisés d’avoir une meilleure élocution et de gagner en confiance en s’exprimant devant un public. Pour certains, il s’agit de combattre leur timidité et d’exceller lors du concours, cela permettra aussi de changer de point de vue sur la motivation et le savoir-faire des jeunes des « cités » ! Nous voulions conclure en disant que chacun a un potentiel en lui qui peut être exploité et donner des résultats remarquables…et cela peu importe le milieu social. Elyes/Yanis
Être journaliste, selon V.Pétrus, c’est avant tout bien connaître son métier et ses enjeux. Pour sa part, après avoir démarré en étant pigiste, elle a eu l’occasion tout au long de sa carrière de toucher à toute forme de médias (presse quotidienne régionale, presse audio-visuelle, presse spécialisée) et a su se remettre souvent en question, n’hésitant pas à prendre des risques dans le domaine professionnel. « Être journaliste, ce n’est pas un métier simple, classique, il est essentiel de se faire un réseau, il est incontournable d’être tenace. »