« C’est avec la jeunesse que tout décolle, avec elle qu’on s’envole » déclare Christian Estrosi, au moment de remettre aux jeunes primés leur récompense. Si la formule suscite l’adhésion, c’est bien parce qu’elle sonne juste.
Mais comment faire décoller la jeunesse ? C’est simple par : L’éveil, la découverte, l’aventure, le partage de connaissances et de valeurs et l’émerveillement. Voilà l’ensemble des possibles que le « dispositif lecture pour tous », à l’origine de ce concours parvient à concrétiser.
Dans ces écrits, nous voguons….de la sirène déguisée en Miss France au chant des magiciennes qui utilisent les sms pour communiquer entre elles. Si chaque nouvelle nous plonge dans les rêves qu’évoquent pour nos imaginaires la Baie des Anges, celui dédié à Camille Muffat provoque une belle émotion.
Un seul objectif, la lecture, une seule mission la partager ! Une ambition réalisable celle d’écrire ! Toutes ces impulsions ont été suscitées par les multiples rencontres avec Didier Van Cauwelaert, Franz-Olivier Giesbert et Astid Veillon venus aux Eucalyptus pour faire naître le désir de créer en toute liberté et avec fantaisie….
Matthieu, Yaya, Ronan, Cédric, Asia et d’autres élèves de secondes professionnelles se sont lancés dans l’aventure en intégrant un atelier d’écriture monté en avril dernier par leur professeure de français. Rapidement, ils ont été plongés avec ‘ les sirènes en baie des Anges’, concours de la nouvelle 2015 organisé par la ville de Nice durant le festival du livre. L’écrit de Matthieu, a capté l’attention du jury qui l’a sélectionné:
Les Eucalyptus ont capté le chant des sirènes
sur leur radio interne
Dans la Baie des Anges, des gens parlent d’entités étranges que certains disent avoir vues ou entendues. On les appelle les « sirènes », un nom tiré des mythologies grecques et scandinaves représentant des femmes qui selon les histoires possèdent soit des ailes soit une queue de poisson. Elles sont une inspiration pour les artistes, une lueur d’amour pour tous et un message d’espoir pour ceux qui n’en ont pas. Présentes depuis maintenant des années, elles revêtent de nombreuses formes, possèdent beaucoup de noms et arborent plusieurs visages. Maintes personnes disent qu’elles ont entendu leurs chants ou contemplé leur beauté ; une beauté pure bien loin des standards actuels. Elles sont au cœur d’histoires merveilleuses et sont le fruit d’inspiration pour 1001 artistes.
Il est dit que les sirènes symbolisent les âmes des morts et le nom de « Baie des Anges » s’appelle ainsi pour cette raison. Il est raconté que les femmes qui décèdent tragiquement deviennent sirènes. La douleur se change alors en magie et bonheur car dès que les sirènes sont prêtes, après avoir longtemps nagées dans les eaux claires et éclatantes de la Baie des Anges, elles gagnent rapidement la surface et bondissent hors de l’eau pour déployer leurs ailes dans un ballet majestueux où elles deviennent des anges. A ce moment, elles battent gracieusement de leurs ailes pour monter haut dans le ciel et atteindre le firmament où elles résideront et veilleront sur Nice.
De tout temps les femmes de la baie sont devenues des sirènes. Il y en a une qui a un jour marquée à vie les gens qui ont eu la chance de la voir. Elle s’appelle Isabella Duncan. C’est une danseuse fabuleuse qui, lors de son ascension offrit un spectacle époustouflant avec des foulards multicolores. Après avoir élégamment bondi hors de l’eau, Isabella tourna sur elle même pendant quelques secondes et ses ailes se déployèrent gracieusement en une danse enivrante. Depuis ce jour, elle veille sur les côtes méditerranéennes du haut du ciel.
En 1543, on raconte que Catherine Ségurane, une bugadière niçoise mit l’armée Turque en déroute en montrant son postérieur. Catherine est aussi devenue une sirène et éclaire la baie de son œil rieur.
En mars 2015, une remarquable sportive niçoise, a tragiquement disparu dans un accident d’hélicoptère. Depuis ce jour, elle est notre sirène, championne de natation qui nage et protège les habitants de Nice et ses environs.
Ces trois extraordinaires femmes sont loin d’être les seules…
Au lycée des Eucalyptus, la caméra E.U.C.A, créée par des élèves d’électronique a capturé quelques images qui prouvent l’existence des sirènes. Sur ces clichés on peut y voir des formes sombres qui bondissent hors de l’eau et qui la seconde d’après s’envolent vers les nuages. Certains élèves ont vu ces photos et, un groupe de jeunes se met à produire des histoires à propos de ces sirènes. Les plus sceptiques diront que ce ne sont que des fabulations tirés d’esprits simples mais un autre événement capté à certains moments par la radio REK du lycée risque de changer la donne.
En effet, la radio calibrée sur une fréquence précise, émet des sons aussi aériens que ceux entendus dans les églises : somptueux et à la fois surnaturels. Ces chants sont perceptibles par à-coups. Il est donc rare d’entendre la voix des sirènes. Mais c’est cette rareté qui donne au mythe toute sa saveur et sa beauté.
Il y a maintenant un intérêt particulier qui s’est formé autour du mythe des sirènes et des anges. Certains pensent qu’elles accompagnent les avions, d’autres les bateaux et chacun rêve secrètement de les rencontrer un jour. Nombreux sont ceux et celles qui fabulent quant à leur existence, s’inspirent de leur beauté et de leur grâce et il y en a même qui y croient dur comme fer et tentent par tous les moyens d’affirmer leur existence. Le fait est, qu’on entendra parler encore longtemps d’elles ; elles n’arrêteront jamais de chanter pour nous, de veiller sur nous et, qui sait ? Cette histoire n’est peut-être pas qu’un mythe…
Par Matthieu DORCHIES, élève de seconde professionnelle de mécanique automobile au lycée des Eucalyptus.
« Le Salon du Livre a donné un nouveau souffle à ma motivation et je remercie la ville de Nice pour l’avoir organisé, et je remercie aussi le lycée des Eucalyptus et le club d’écriture de Madame Géhin pour m’avoir aidé lors de cette belle aventure. »
En résumé folle journée rythmée par l’échange des candidats autour d’un repas et des dédicaces qui en font de futures célébrités….
Gageons que pour Matthieu ce n’est qu’un début …où la mécanique des fluides rejoint celle des mots ; notre écrivain en herbe use du carburant de son imaginaire pour élargir son horizon sans cesse en évolution car déjà remarqué par la Fondation de France, puis récompensé par la Barclays de Monaco, Matthieu décolle et s’offre un voyage au cœur de « Lectures pour tous »!
Ses rêves pour nous envoler, sa jeunesse pour nous étonner !
N.G
MERCI AUX ORGANISATEURS : Jean Luc GAG : conseiller municipal délégué au patrimoine à la littérature, à la lutte contre l’illettrisme, au théâtre et à la langue niçoise. Mme Elisabeth Adamantiadis : Responsable du concours et au Photographe: Luc Josia-albertini
Photo en plus petit des dédicaces en clôture après les remerciements


Les proverbes ne manquent pas ! Et les chiffres parlent d’eux-mêmes : on déplore 19 500 victimes par an et 600 000 blessés par accident domestique (contre 3500 sur la route).
C’est ainsi que tous les membres du personnel du lycée, encadrés par deux pompiers, ont pu pendant une journée, dans un premier temps élaborer de façon théorique la conduite à tenir en cas d’accident ou d’incident, puis s’entraîner grandeur nature par le biais de « jeux de rôle ». Un exercice avec fumée et un autre avec extincteur ont rendu la situation encore plus réaliste.
Les Eucas en finale
L’objectif visé par les organisateurs était de promouvoir les sciences et la technologie à travers un concours.
Le projet était certes ludique, mais la problématique était digne de celles rencontrées dans l’industrie. Au cours des heures d’enseignement d’exploration et des nombreuses heures de mise au point à domicile, les élèves des Eucalyptus ont pu apprécier quelques réalités du monde industriel tout en ancrant les connaissances acquises en cours d’année.
Malheureusement, lors des épreuves éliminatoires, les élèves des Eucalyptus ne se sont pas fait remarquer pour la rapidité de leur voiture. Mais ils ont bel et bien suscité une curiosité admirative de l’ensemble des participants, jury inclus.
Dès le départ du projet et de manière unanime, le choix a été fait de fabriquer le maximum de pièces par impression 3D.
En faisant ce choix de stratégie, les élèves se sont offert la possibilité d’imaginer les formes et les solutions de leur choix, de les expérimenter réellement, d’analyser le résultat et enfin de les optimiser. Chaque véhicule a pu être modifié de nombreuses fois, très rapidement.
Au terme d’une après-midi bien remplie et d’un entretien de haut niveau technique, le jury et M. Marco Casiraghi, initiateur du concours, ont attribué à Rémi et Marine le prix du design et de la créativité.
Cette année 2014-2015, 21 élèves étaient inscrits au BIA au lycée Les Eucalyptus en début d’année. Nous avons eu à déplorer une démission et un départ en cours d’année. Les 19 autres élèves ont suivi régulièrement les cours et 16 se sont présentés à l’examen final le 20 mai 2015. 14 ont réussi leur Brevet d’Initiation Aéronautique.


Animé par Mme Roux, cette première participation a permis de créer une dynamique au sein de notre établissement: 7 participants dont 2 sur le semi Marathon (21,1 Kms).




Le BTS des Industries Plastiques EUROPLASTIC ouvre à la rentrée 2015 au lycée des Eucalyptus (sous réserve du vote des élus régionaux). Véritable continuité après un baccalauréat technique ou un Bac Pro Outilleur, cette nouvelle formation répond à une demande des industrielles de la région.

Bien qu’encore étudiante, Rajae SLIMANI a déjà toutes les apparences d’une véritable business woman. Détermination, dynamisme, volontarisme… ce petit bout de femme de 23 ans n’a pas froid aux yeux. Elle vient tout simplement « d’inventer un nouveau type de béton polymère » dont la principale vertu serait d’être moins onéreux à fabriquer que les bétons utilisés classiquement.
« C’est en cours de dépôt de brevet et mon entreprise pourrait voir le jour en 2016, une fois diplômée », annonce Rajae SLIMANIE. Actuellement en deuxième année à l’école ingénieurs INP-ENSEEIHT, l’étudiante n’a pas perdu de temps. « Mon projet est née quand j’étais encore en classe préparatoire à Nice, raconte Rajae SLIMANI. C’était même dans le cadre d’une épreuve TIPE (Travail d’initiative personnelle encadré) pour les concours aux grandes écoles scientifiques. J’avais choisi un sujet en lien avec la thèse de mon père décédé quand j’avais 12 ans. Je voulais lui rendre hommage en comparant moi-même deux types de béton. Lors de mélanges, j’en ai découvert un nouveau dont les propriétés plus économiques et plus écologique pourraient intéresser les entreprises du BTP. » Encouragée par son tuteur à poursuivre ses travaux de recherche, Rajae n’en oublie pas moins ses concours et est admise à l’école d’ingénieurs toulousaine INP-ENSEEIHT. Plus surprenant, elle opte pour la filière informatique et mathématique appliquées en première année et non pour la filière spécialisée dans les matériaux. « Le béton n’est pas mon domaine de prédilection mais plutôt une intuition, justifie-t-elle. Une fois brevetée, je suis persuadée que la solution pourra s’exporter à l’international. Mais je ne m’arrêterai pas à ce projet entrepreneurial, ce n’est que le début ! »
Originaire du Maroc, Rajae SLIMANIE a la passion d’entreprendre. On la voit déjà telle une future business woman parcourant le monde. Mis en place l’année dernière au sein de l’INP ‘ Institut national polytechnique), le statut d’étudiant-entrepreneur a donc été un coup d’accélérateur. Dès la soirée d’admission au statut, elle entre contact avec Toulouse Tech Transfer, la Société d’Accélération de Transfer de Technologies de Toulouse Midi-Pyrénées, pour lui permettre d’avancer dans les démarches d’obtention de brevet. L’étudiante peut ainsi poursuivre ses recherches et se concentrer sur la maturation du projet en bénéficiant des équipements d’un laboratoire de l’INSA (Institut national des sciences appliquées). « Je passe quasiment tous mes vendredis au LMDC (Laboratoire Matériaux et Durabilité des Constructions) ; souligne Rajae. Mais cela n’affecte pas mes études. Le statut d’étudiant-entrepreneur me permet de mener de front le projet ainsi que les cours. C’est un challenge à relever chaque jour ! » Outre un accompagnement personnalisé, des modules de management et de marketing complètent sa formation tandis que la CCI Chambre de commerce et d’industrie) met en place des formations d’administration et de fiscalité pour créer son entreprise. L’année prochaine, dans le cadre d’un partenariat noué entre l’ENSEEIHT et Sciences Po, Rajae prévoit d’effectuer sa troisième année à Paris afin d’obtenir le master « Economics and Business ». « Cette formation m’aidera à développer mon projet à l’international » On l’aura compris, l’étudiante est déjà une femme pressée qui ne veut pas perdre de temps !
La matinée a été consacrée à la visite du musée de la Préhistoire : Patricia Valensi, paleo-archéologue et conservatrice du musée, nous a fait découvrir avec passion les dernières découvertes sur les origines de l’homme, ainsi que les traces découvertes sur les sites de notre région, puis l’exposition temporaire « la flèche et le venin » ou l’art de la chasse, préhistorique ou même actuelle.
La visite s’est poursuivie au musée des métiers traditionnels, rassemblant la fabuleuse collection d’outils de monsieur André Carlès, intarissable lorsqu’il s’agit de les décrire.
Après une pause détente-déjeuner dans les jardins du château, visite du muséum d’histoire naturelle : Lionel Carlès, entomologiste, nous a fait découvrir la collection de 4200 papillons et insectes exposés (la collection en compte plus de 70 000 !) par zone géographique et par type.
Ne méprisez pas le venin… il peut vous sauver la vie !
Après avoir précisé qu’un venin peut être composé de plus de 150 espèces chimiques différentes, Mr Besson a exposé les différents types d’effets toxiques qu’elles peuvent entraîner (neurologiques, nécrosants etc…).